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Projet de traité Petapan et Québec

Le chef Gilbert Dominique à bout de patience

Denis Hudon
Le 31 décembre 2023 — Modifié à 07 h 03 min
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Le chef Gilbert Dominique de Mashteuiatsh est à bout de patience dans le dossier des négociations du traité Petapan avec le gouvernement de François Legault. Il invite Québec à mettre tous les efforts dans le processus des négociations, comme il s’y était engagé et qu’il y donne suite le plus rapidement possible.

« Il en va de l’intégrité du premier ministre du Québec, alors que le Canada, lui, a livré la marchandise. On a une entente entre nos négociateurs et ceux du fédéral. Ce n’est pas adopté, mais c’est un engagement ferme. Avec le Québec, on attend toujours », déplore le chef de bande de Mashteuiatsh.

Le Regroupement Petapan est formé des Premières Nations d’Essipit, de Mashteuiatsh et de Nutashkuan.

Le chef Dominique rappelle que ça fait maintenant presque neuf mois qu’une entente sur le projet devait être conclue. Il rappelle que c’est même Québec qui avait fixé au 31 mars 2023 la date butoir.

« Ils veulent des précisions sur certains éléments où on s’était déjà mis d’accord et ça m’inquiète. Québec tente de renégocier ou de réouvrir des clauses qui sont les fondements mêmes du projet. C’est déshonorable et on n’est pas d’accord. Il y a déjà eu de longues négociations justement pour trouver un esprit d’équilibre et au global, il y avait un certain équilibre. Mais là, ce sont les piliers du traité qui sont fragilisés. Je constate qu’on veut réduire de façon considérable nos droits », dénonce encore Gilbert Dominique.

Assez pessimiste

Pour le chef de Mashteuiatsh, de deux choses l’une, ou Québec cherche à gagner du temps ou il veut mettre en échec le processus de négociation du traité.

« On tente depuis des mois de rencontrer le premier ministre pour dénouer l’impasse. Il y a beaucoup de sable dans l’engrenage. On est rendu-là, on est sur les derniers milles. La négociation demeure assurément la meilleure façon de conclure une entente. Au premier ministre de faire preuve d’ouverture. »

Gilbert Dominique invite d’ailleurs François Legault à prendre exemple sur un ancien PM, Bernard Landry, lors de l’Entente de la Paix des braves, signée il y a plus de vingt ans.

« M. Landry s’est conduit en homme d’État. Il avait su convaincre, malgré les réticences. Il a agi pour le bien des deux peuples », aime bien rappeler le chef Dominique.

Celui-ci avoue être « assez pessimiste » présentement, si Québec ne change pas rapidement d’attitude dans le dossier.

« De ce que je peux voir en ce moment, ça ne regarde pas bien. Je suis très inquiet  », avoue le chef Dominique.

Les principes de la négociation entre les gouvernements et le regroupement Petapan portent sur : autonomie et autodétermination; reconnaissance des droits ancestraux (incluant le titre sur le territoire); maintien du lien avec l’ensemble du territoire ancestral innu (Nitassinan); cohabitation harmonieuse et pacifique; développement socioéconomique des communautés.

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