Actualités

Temps de lecture : 2 min 1 s

Une oeuvre artistique liée au rehaussement du lac Saint-Jean

Le 11 juillet 2025 — Modifié à 10 h 14 min
Par Roger Lemay - Rédacteur en chef

L’an prochain, en 2026, ça fera 100 ans que les riverains du lac Saint-Jean auront subi le rehaussement du niveau du lac, conséquence de l’installation du barrage Isle-Maligne à Alma.

Or, l’artiste Simon Emond souhaite créer un projet d’art public pour souligner ce centenaire du rehaussement du niveau du lac Saint-Jean, l’année prochaine. Son idée est de concevoir une œuvre phosphorescente installée dans l’eau, afin de recréer la scène du 24 juin 1926, où les vannes du barrage Isle-Maligne ont été fermées pour la première fois. C’est à ce moment que plusieurs terres autour du lac Saint-Jean ont commencé à disparaître sous l'eau, causant notamment la disparition du village de  Bienheureuse-Jeanne-d’Arc, qui était situé sur l’actuel parc de la Pointe-Taillon.

Les terres étant particulièrement basses, des agriculteurs (940 au total) ont été très affectés par la remontée des eaux, plusieurs ont dû s'exproprier sans dédommagement, ni de la compagnie Alcan, ni du gouvernement. Les cultivateurs ont surnommé cette événement la « Tragédie du lac Saint-Jean ». Simon Emond convoite un secteur isolé du parc national de la Pointe-Taillon pour monter son œuvre.

Un film sur l’impact du rehaussement

Les conséquences vécues à l’époque par les riverains sont largement illustrées dans un long métrage documentaire de l’ONF qui retrace le parcours  d’Onésime Tremblay, qui a consacré sa vie à obtenir réparation et reconnaissance pour des centaines de fermiers spoliés par ce projet hydroélectrique.

Le « Combat d’Onésime Tremblay » explique en effet la lutte de ce cultivateur dont les terres fertiles furent totalement inondées le 24 juin 1926 suite à la mise en eau du nouveau barrage. Grâce à son combat acharné, la question d’une compensation équitable et d’une gestion respectueuse des milieux naturels s’est imposée dans le débat public.

Production hydroélectrique

Petit rappel, pour alimenter la nouvelle centrale Isle-Maligne à Alma, on a construit à l’époque huit ouvrages de retenue et barrages ainsi que douze turbines. Élever le niveau du lac permettait alors de stabiliser le débit et de produire de l’hydroélectricité, notamment pour l’usine d’aluminium d’Arvida mais aussi les papeteries voisines. Ce sont d’abord et avant tout les abondantes forces hydrauliques qui ont attiré les entreprises Alcan et Price Brothers.

Avant 1926, le lac variait de plus de 6 mètres entre l’hiver et le printemps. Le rehaussement visait à réduire ces fluctuations et à assurer un niveau minimal constant pour la navigation, l’irrigation locale et surtout la production d’énergie.

Impact sur les berges

Toutefois depuis presque 100 ans maintenant, les fluctuations artificielles du niveau du lac, combinées à des vents et tempêtes parfois violentes, accélèrent considérablement l’érosion des berges, fragilisant les infrastructures riveraines et les plages.

Même si le Programme de stabilisation des berges est encadré par décret gouvernemental, la question de la gestion du lac soulève encore régulièrement l’inquiétude des riverains face aux impacts sur l’érosion, la navigation et l’environnement. Le niveau printanier maximal autorisé (17 pieds) fait que les riverains craignent que cette élévation accentue l’érosion des berges lors des tempêtes.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Le communautaire à boutte manifestera à Jonquière le 15 septembre

Les organismes communautaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean se mobiliseront le 15 septembre devant le bureau de circonscription du député sortant de Jonquière, Yannick Gagnon, afin de réclamer des engagements des partis politiques pour améliorer le financement et les conditions de travail dans le milieu communautaire. L'action régionale du mouvement ...

Publié hier à 12h00

Deux fermes régionales ouvrent leurs portes au public dimanche

Les curieux qui souhaitent découvrir ce qui se cache derrière les produits de la ferme qui se retrouvent dans leur assiette auront deux belles occasions de le faire ce dimanche 13 septembre. La Fromagerie La Normandinoise, à Normandin, et le Verger Bella Croquer, à Saint-Fulgence, participeront à l’événement Portes ouvertes sur les fermes du Québec, ...

Publié hier à 10h08

Les parcs nationaux de la région ouvrent leurs portes gratuitement samedi

Les parcs nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean participeront ce samedi 12 septembre à la 15e Journée des parcs nationaux du Québec, une occasion pour la population de découvrir ou redécouvrir gratuitement les grands espaces naturels de la région. Sous le thème La grande (dé)connexion nationale, l’événement organisé par la Sépaq invite cette année ...