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Travaux de restauration des bâtiments

Le dernier budget provincial met en péril le patrimoine bâti de Val-Jalbert

Le 16 avril 2026 — Modifié à 06 h 36 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

Plus que jamais, le Village historique de Val-Jalbert traverse une zone d’incertitude. Après avoir lancé un cri d’alarme en décembre dernier, l’organisation doit maintenant composer avec le refus de Québec d’inclure, dans le budget déposé le 18 mars, une aide financière essentielle à la sauvegarde d’une quarantaine de bâtiments. Cette décision fait redouter le pire aux administrateurs de la Corporation du parc régional de Val-Jalbert.

En entrevue, le président du conseil d’administration, Yan Lapierre, n’a pas caché sa déception face à la position du gouvernement provincial. Des travaux évalués à 33 M$ s’imposent sur un horizon de dix ans, dont près de la moitié doit se concrétiser au cours des trois prochaines années.

« Des interventions urgentes s’imposent pour préserver ce patrimoine bâti. Tout retard supplémentaire augmente le risque de pertes irréversibles, certains bâtiments pouvant s’effondrer sans possibilité de restauration », prévient-il.

La demande déposée auprès de Québec en 2025 cible 80 % des sommes nécessaires, soit 26,4 M$. « La portion restante, évaluée à 6,6 M$, pourrait provenir de nos opérations courantes », précise Yan Lapierre.

Travaux urgents

Entre-temps, certains projets progressent à la pièce, en fonction de programmes normés qui encadrent des règles strictes définissant critères d’admissibilité et modalités d’octroi.

« Le statut de site patrimonial nous donne accès à certaines aides financières couvrant jusqu’à 80 % des coûts pour des interventions ciblées », explique-t-il.

Cependant, l’ampleur du chantier dépasse largement les balises de ces programmes normés. Le site compte 90 emplacements classés, incluant ruines et fondations. Parmi eux, une quarantaine de bâtiments demeurent debout, dont le moulin et le couvent. Plusieurs maisons affichent un niveau de dégradation variable, certaines présentant même une détérioration avancée.

« Chaque bâtiment encore existant nécessite des travaux, qu’ils soient mineurs ou majeurs », insiste le président.

Il rappelle également que la restauration patrimoniale entraîne des coûts supérieurs à ceux des constructions conventionnelles. Les délais s’allongent, les autorisations se multiplient et les exigences liées aux matériaux compliquent davantage les interventions.

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