Peu importe l’issue de l’appel de projets lancé pour une durée de 45 jours lors de la rencontre citoyenne du 8 avril, visant à définir l’avenir de l’église de Saint-Prime, l’abbé André Boudreault se montre rassurant. Responsable du patrimoine religieux au Lac-Saint-Jean, le prêtre confirme le maintien de célébrations sur le territoire primois.
Cette rencontre a permis aux citoyens présents de prendre connaissance de la situation financière du lieu de culte. Les coûts d’exploitation, combinés à une baisse marquée de la fréquentation, ne permettent plus à la Fabrique d’envisager une gestion viable à long terme.
« Quoi qu’il advienne, les fidèles pourront continuer d’assister à des célébrations à Saint-Prime, que ce soit dans l’église actuelle ou dans un espace de culte plus restreint », souligne l’abbé Boudreault.
Une pression bien réelle
Selon les informations présentées, les réserves financières actuelles assureraient le fonctionnement de l’église pour une période estimée entre deux et trois ans. Toutefois, la survenue de travaux majeurs pourrait écourter considérablement cet horizon.
« Une planification en amont s’impose afin d’éviter une situation critique sans solution de rechange. La diminution de la relève et des ressources financières rend l’édifice trop vaste et trop coûteux. À long terme, son maintien représente un défi important », explique-t-il.
Appel aux idées du milieu
La réflexion entourant l’avenir de l’église ne date pas d’hier. Au cours des derniers mois, une démarche menée en collaboration avec la municipalité a permis de cerner les besoins du milieu en lien avec ce bâtiment. Une firme spécialisée a notamment contribué à cette analyse.
« Les projets soumis feront l’objet d’une évaluation à l’issue de la période de 45 jours. Si une proposition correspond aux conclusions de l’étude, une démarche concrète pourra s’enclencher. Une assemblée des paroissiens suivra, accompagnée d’un vote nécessitant un appui minimal de 70 %, conformément aux exigences de l’évêque. Par la suite, un délai d’un à deux ans pourrait s’avérer nécessaire avant la mise en œuvre », précise l’abbé.
Sur le plan rationnel, la situation se comprend aisément, observe-t-il. Toutefois, l’attachement au lieu de culte rend l’acceptation plus délicate pour plusieurs fidèles.
« Les expériences vécues ailleurs dans la région montrent qu’une période d’adaptation, voire de deuil, survient inévitablement. Avec le temps, un nouvel équilibre finit par s’installer. Il importe de laisser place à cette transition, même si aucune décision définitive ne s’impose pour l’instant », conclut-il.