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Manque de pharmaciens: plusieurs pharmacies sur la corde raide

Yohann Harvey Simard
Le 08 avril 2022 — Modifié à 22 h 58 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Les pharmaciens propriétaires de la région ne savent plus comment s’y prendre pour recruter de nouveaux pharmaciens. Un propriétaire offre même une prime de 50 000$ à l’embauche, alors que certains autres doivent combler toutes les plages horaires de leur pharmacie.

C’est le cas de Marc Savard et d’André Auclair, copropriétaires du comptoir Accès pharma au Walmart d’Alma.

« Ça fait au moins six mois que j’affiche à l’école de pharmacie à Québec, mais on ne trouve personne », affirme André Auclair.

Conséquemment, les deux pharmaciens doivent se rendre au bureau sept jours sur sept, et ce, en permanence. « Les vacances, on oublie ça. »

On constate le même problème au Pharmaprix d’Alma, où on a décidé d’employer les grands moyens. Depuis quelques semaines, la pharmacie n’offre rien de moins qu’une prime de 50 000$ à l’embauche dans l’espoir d’attirer un nouveau pharmacien.

Avec trois pharmaciens salariés à l’emploi de sa pharmacie, Caroline Lamontagne, pharmacienne propriétaire du Jean Coutu de Roberval, estime qu’elle est « probablement la mieux nantie de tout le secteur. »

Néanmoins, il ne suffirait qu’une seule pharmacienne parte en congé de maternité pour qu’elle se retrouve « un an dans le trouble. »

Bien qu’un cinquième pharmacien ne serait pas de refus, Caroline Lamontagne affirme ne pas chercher activement étant donné « le manque effarant dans d’autres pharmacies aux alentours. »

Dans le haut du lac, Jean-Sébastien Ménard se dit également chanceux d’avoir une équipe de huit pharmaciens pour ses Jean Coutu de Dolbeau et de Mistassini, dont il est copropriétaire avec ses confrères Philippe Lavoie et Marc-André Bouchard.

« Mais si j’étais mal pris, c’est sûr que j’aurais de la misère à recruter. »

Plus de travail, mais pas plus de pharmaciens

Parallèlement, le manque de relève complique considérablement la tâche aux pharmaciens alors qu’ils ont vu leurs tâches se multiplier au cours des dernières années.

« On n’est pas plus de monde, mais on a plus de travail. C’est beau de pelleter des choses dans notre cour, mais ça prend du monde pour faire le travail », indique André Auclair.

Entre autres choses, à la suite de réformes visant à soulager les services de première ligne, le rôle de conseiller en santé occupe maintenant une place beaucoup plus importante dans le quotidien des pharmaciens.

Depuis deux ans, plusieurs autres actes cliniques, tels que la prescription de médicaments en cas d’urgence, ont été confiés aux pharmaciens en vertu du projet de loi 31. « Mais tout ça, ça ne me dégage pas de mes actes de vérification et de distribution », argue Caroline Lamontagne.

 

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