Chroniques

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Je ne connais rien au hockey !

Le 09 janvier 2025 — Modifié à 08 h 00 min
Par Mark Dickey

Tout un titre pour débuter l’année, vous ne trouvez pas ? J’ai vu plusieurs centaines de parties de hockey de tous les calibres depuis mon jeune âge. J’ai vu les Canadiens lever la coupe, j’ai vu jouer Lemieux, Gretzky et les trois Stastny, mais malgré tout parfois, je me dis que je ne connais absolument rien au hockey. Il y a un mois, Hockey Canada dévoilait la liste des joueurs invités pour le fameux tournoi mondial jr du boxing day. À ma grande surprise, on invite des cols bleus et on laisse de côté des défenseurs hyper talentueux comme Zayne Parekh et Carter Yakemchuck, celui même qui est passé très près de percer l’alignement des Sénateurs d’Ottawa. À l’attaque, aucune invitation pour Michel Misa et Beckett Sennecke, 2 marqueurs de buts hors pair de la ligue de l’Ontario. Les grands bonzes d’Hockey Canada préfèrent des gars de corridor, des gars de rôle. Pour gagner un tournoi, le talent pur ne suffit pas ? En saison régulière, aucun club ne peut aligner autant de talent à la fois d’où l’importance d’avoir des joueurs défensifs. Mais les dirigeants de Hockey Canada doivent savoir comment ça marche. Ah oui ? On a vu ça avec une merveilleuse défaite contre la Lettonie, une élimination contre le Tchéquie et une sixième place au classement général.

Ce n’est pas la première fois que le « Canada » s’amuse à réinventer la roue. En 1998, aux Jeux olympiques de Nagano, notre pays décide d’inclure des Shayne Corson, Trevor Linden, Keith Primeau et…. Rob Zamuner, un grand attaquant défensif. Ça s’est conclu avec une 4e place. Le directeur général d’Équipe Canada, Bobby Clarke avait sous-estimé la patinoire en format olympique et certains « gros » joueurs manquait de vitesse. Et que dire de la décision de l’entraineur-chef Marc Crawford ne pas envoyer Wayne Gretzky en tir de barrage. On nous a fait croire que trop de talent pouvait nuire aux résultats. Pourtant, en 2002, le Canada a présenté une formation exceptionnellement talentueuse pour remporter l’or.

Je n’ai pas beaucoup écrit sur la faible représentation des Québécois au mondial junior 2025 parce que peu de joueurs d’ici méritaient leur place. Là où je me questionne, c’est sur la place des Québécois dans l’organigramme hockey. Il y a eu des entraineurs-chef d’ici, mais tout le reste semble être contrôlé par le Canada anglais. Même au niveau de sa présidence, il faut remonter à Lionel Fleury en 1966 pour trouver un Québécois. Est-ce mal ? Absolument pas, mais ne venez pas me dire qu’aucun représentant de la belle province pourrait avoir sa place dans le bureau-chef de Calgary. Mais c’est vrai au fond, je ne connais rien au hockey !

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