Mercredi, 08 juillet 2026

Économie

Temps de lecture : 2 min 30 s

À la recherche de promoteurs

Le Groupe Jean Dumas acquiert le Salon de quilles

Le 08 juillet 2026 — Modifié à 07 h 25 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

Le Groupe Jean Dumas a conclu, le lundi 8 juillet, l’acquisition du Salon de quilles l’Empire de Saint-Félicien. Fermé depuis l’incendie accidentel survenu dans la nuit du 11 au 12 septembre dernier, l’immeuble pourrait retrouver sa vocation d’origine si un ou des promoteurs manifestent leur intérêt à relancer les activités de quilles dans les installations du boulevard du Jardin.

Le vendeur, Joël Bouchard, propriétaire des lieux depuis 2018, cherchait depuis plusieurs mois un acquéreur susceptible de redonner vie à ce commerce bien connu de la région. Après dix mois d’inactivité, il avait finalement renoncé à entreprendre lui-même les travaux de restauration.

« Mon objectif consistait d’abord à trouver des personnes qui souhaiteraient poursuivre l’exploitation du salon de quilles », explique Joël Bouchard.

Selon les nouveaux propriétaires, la structure du bâtiment permet toujours une remise en état. Le Groupe Jean Dumas entend maintenant trouver un ou des partenaires prêts à investir dans la relance de cette activité récréative qui occupait une place importante dans la communauté félicinoise.

Avant l’incendie, le Salon de quilles l’Empire figurait parmi les établissements récréatifs les plus fréquentés de la municipalité. L’entreprise comptait près de 380 membres inscrits dans ses différentes ligues et accueillait, semaine après semaine, près de 700 visiteurs. Certains fréquentaient les allées de quilles, tandis que d’autres participaient à des réceptions, banquets, tournois ou activités sociales organisés dans la salle du sous-sol, où un service de traiteur complétait l’offre.

Un incendie déclenché par accident

Rappelons que le cours des événements a changé dans la nuit du 11 au 12 septembre 2025.

« Je venais tout juste de commencer la nouvelle saison. Le jeudi soir, vers 22 h 30, je suis descendu au sous-sol, où se trouvent les équipements de cuisine servant au service de traiteur. Avec une autre personne, nous avions préparé les tables et installé le matériel nécessaire afin de pouvoir préparer les repas le lendemain », raconte Joël Bouchard.

Avant de quitter les lieux, il a voulu vérifier le fonctionnement d’une table chaude.

« J’ai branché la table chaude, qui ne se trouvait pas contre le mur, simplement pour vérifier si le voyant rouge s’allumait. Comme il fonctionnait, j’ai fermé l’interrupteur. Toutefois, sans m’en rendre compte, j’avais également activé les éléments chauffants alors qu’il n’y avait aucune eau dans l’appareil. »

Les images captées par les caméras de surveillance ont permis de reconstituer le déroulement des événements. Le feu s’est déclaré vers 4 h 30, soit environ cinq ou six heures après le départ des occupants.

« Les planches à découper déposées sur le réchaud ont finalement pris feu », précise-t-il.

L’incendie a complètement noirci le sous-sol, où se concentraient les principaux dommages. La fumée s’est ensuite propagée jusqu’au rez-de-chaussée, endommageant plusieurs sections du bâtiment.

Une restauration demeure possible

Marc-Antoine Dumas, l’un des fils de Jean Dumas, confirme que les expertises réalisées jusqu’à maintenant permettent d’envisager une remise en état des installations.

« Il ne sera pas nécessaire de démolir la bâtisse. Une restauration demeure tout à fait possible », indique-t-il.

Cette conclusion ouvre la porte à une éventuelle réouverture du salon de quilles, advenant qu’un promoteur accepte de reprendre le flambeau et d’investir dans la relance de l’établissement.

Pour Joël Bouchard, cette transaction met fin à un long chapitre marqué par les démarches auprès des assureurs, les nombreuses évaluations et l’incertitude entourant l’avenir du commerce.

« Mon ex-conjointe détenait une participation dans le salon de quilles et mon père nous avait prêté de l’argent. Cette transaction me permet donc de rembourser les sommes qui leur reviennent. Après dix mois d’attente, j’avais toutefois perdu l’envie de repartir les opérations. Je vais maintenant me tourner vers un autre projet afin de poursuivre mes activités en affaires », conclut-il.

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