Actualités

Temps de lecture : 1 min 42 s

Bibiane Courtois – Le parcours exceptionnel d’une battante

Jean Tremblay
Le 15 avril 2023 — Modifié à 13 h 38 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

Bibianne Courtois est une femme d’exception. Cette dame avant-gardiste a marqué l’histoire de Mashteuiatsh par son implication et sa détermination. Retour sur sa carrière inspirante.

Aujourd’hui âgée de 76 ans et résidente de Roberval, Bibiane Courtois garde un bon souvenir de son travail comme infirmière dans plusieurs hôpitaux de la région.

« J’ai débuté en 1967 comme infirmière au Centre psychiatrique de Roberval qui portait le nom d’hôpital Sainte-Élizabeth. Un an plus tard, j’ai occupé le même emploi au dispensaire de Pointe-Bleue (Mashteuiatsh). »

Après s’être mariée avec un homme de Roberval en 1969, elle perd son statut de membre de la bande de Pointe-Bleue à l’époque, statut réglementé par la Loi sur les Indiens.

« Il étudiait à l’UQAC, en administration. Nous avons donc déménagé à Chicoutimi, ce qui m’a permis de travailler à l’hôpital de l’endroit. À la fin de ses études, il a occupé un poste à Alma. Je me suis donc retrouvée à l’emploi de l’hôpital d’Alma pendant 15 ans, principalement en soins intensifs », explique la femme qui a donné naissance à trois enfants.

Cette situation déchirante l’a poussée à faire bouger les choses. (Voir notre autre texte)

Soins de santé

Lorsque Mashteuiatsh a pris en charge les services sociaux et les services de santé, elle est revenue dans sa communauté pour y travailler jusqu’en 2003.

À cette époque, les services étaient plutôt rudimentaires. Mais sa volonté et le fait qu’elle soit autochtone ont suscité un lien de confiance et le nombre de consultations à augmenté. Son expérience lui a permis de mieux organiser les soins et d’offrir des services de qualité à la population.

Et puis, en fin de carrière, elle a dirigé le musée de Mashteuiatsh pendant trois années.

Un honneur avant tout

La récipiendaire du prix « hommage » se considère comme privilégiée d’avoir remporté ce prix.

« Il y a peu de femmes au Québec qui reçoivent un tel prix. Je le reçois comme un honneur et j’espère que ça va rejaillir sur les femmes autochtones. C’est ce que j’ai dit lorsque j’ai pris la parole après le dévoilement. »

Elle dédie ce prix à toutes les femmes qui travaillent chaque jour au mieux-être de la communauté et à la défense de leurs droits, tout en soulignant que rarement on reconnaît ce que font les femmes autochtones.

« Depuis que je suis mariée, je vis en ville et j’ai vécu toutes sortes de situations. Je me suis souvent vue comme une médiatrice qui faisait le lien entre les peuples », conclut Bibiane Courtois.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 11h00

Loin de l’objectif au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Les classes de maternelle quatre ans stagnent au Saguenay-Lac-Saint-Jean, comme ailleurs au Québec. L’initiative des maternelles, mises de l’avant par la Coalition avenir Québec (CAQ) en 2019, semble ne s’être jamais totalement déployée. Selon le Quotidien, le projet commençait en force dans le centre de services scolaires (CSS) du ...

Publié à 10h00

Un sommet pour penser l’avenir de la filière cuir et fourrure

À l’heure où l’innovation et la durabilité sont indispensables, Écofaune Boréale lance Empreinte, le premier sommet catalyseur de la filière cuir et fourrure au Québec. Entre panels d’experts, activités et réseautage, l’événement crée un espace unique pour unir les forces du milieu et bâtir une vision commune pour l’avenir. Le cuir et la fourrure ...

Publié à 9h00

Le milieu culturel régional soulagé par le maintien du financement

Culture Saguenay–Lac-Saint-Jean se dit soulagé de la décision du gouvernement du Québec de renoncer aux coupes envisagées dans le programme La culture à l’école et dans les sorties scolaires en milieu culturel. Le budget présenté prévoit cette semaine prévoit un investissement de 119 millions de dollars sur cinq ans afin d’assurer la continuité du ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES