La Chambre de commerce et d’industrie secteur Saint‑Félicien (CCISTFE) estime que le budget du Québec présenté hier aura peu d’influence sur les décisions d’investissement des entreprises de la région.
Selon la CCISTFE, les ajouts annoncés au Plan québécois des infrastructures (PQI) pourraient certes stimuler l’investissement privé dans l’ensemble des régions. Toutefois, elle insiste sur la nécessité de s’assurer que ces projets se concrétisent réellement et ne demeurent pas de simples annonces.
« Bien que certains investissements sectoriels et en infrastructures soient à saluer, ils ne répondent pas à l’enjeu fondamental qui freine l’élan de nos entreprises, soit un fardeau fiscal trop élevé et peu compétitif administrativement. », a déclaré le président de la CCISTFE, Yvon Lamontagne.
Il souligne que les entrepreneurs ont avant tout besoin de prévisibilité, de conditions fiscales plus compétitives et de véritables incitatifs pour investir et innover localement.
Un retour à l’équilibre budgétaire jugé incertain
La Chambre accueille favorablement la révision à la baisse du déficit de l’année fiscale qui se termine, désormais établi à 9,9 milliards de dollars. Elle demeure toutefois sceptique quant à la capacité du gouvernement de revenir à l’équilibre budgétaire d’ici 2030.
Selon l’organisation, d’importantes réductions de dépenses ou de nouvelles sources de revenus restent à identifier. La CCISTFE estime qu’une réduction du fardeau fiscal des entreprises pourrait constituer une solution efficace pour stimuler l’investissement, favoriser la croissance économique et, à terme, améliorer les finances publiques.
Des inquiétudes persistantes en matière de main-d’œuvre
La section du budget évoquant la possibilité de pénuries de main-d’œuvre dans certains secteurs n’a pas non plus rassuré la CCISTFE. Pour elle, cela confirme la réalité vécue par les entreprises de la région qui peinent à pourvoir leurs postes.
La Chambre invite ainsi le gouvernement à hausser les seuils d’immigration permanente, à maintenir le nombre de travailleurs étrangers temporaires et à ressusciter le Programme de l’expérience québécoise, afin de répondre plus adéquatement aux besoins du marché du travail régional.