Cercle économique des Premières Nations : Plein de projets pour développer Mashteuiatsh

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Par Louis Potvin
Cercle économique des Premières Nations : Plein de projets pour développer Mashteuiatsh
Gilbert Dominique croit que la croissance des partenariats d’affaires va permettre de sortir sa communauté de la dépendance. (Photo courtoisie)

Le Cercle économique des Premières Nations qui s’est tenu la semaine dernière à Roberval a permis à Mashteuiatsh d’établir des partenariats d’affaires porteurs pour l’avenir de la communauté.

« Comme politicien, mon plus grand rôle est que nos familles et nos jeunes s’épanouissent et vivent dignement en sortant de la dépendance. C’est justement en créant de la richesse avec des projets économiques qui vont générer des emplois que nous allons y parvenir. Les deux journées du Cercle économique annoncent des partenariats prometteurs et stimulants », a souligné le chef Gilbert Dominique, en guise de bilan de cette rencontre qui réunissait plus de 250 personnes les 15 et 16 juin.

Selon le chef, l’événement a permis à la communauté d’atteindre les objectifs visés et même plus.

« Nous avons été en mesure de mieux nous connaître et de bien expliquer ce que nous sommes comme Premières Nations et surtout de démontrer tous les avantages qu’il y a à réaliser des partenariats d’affaires ensemble. »

D’ailleurs Hydro-Québec a annoncé un soutien de 5 M$ pour les femmes entrepreneures autochtones et la Société d’énergie communautaire veut développer des projets d’énergie éolienne

Tourisme

Le développement du tourisme à Mashteuiatsh a été abordé et l’importance d’accroitre l’hébergement a été placée en tête de liste.

« Il faut regarder la possibilité de se doter d’infrastructures comme un hôtel ou autres types d’hébergement pour être en mesure d’assurer la rétention des touristes. Nous avons une vue magnifique sur le lac Saint-Jean, il faut en faire bénéficier nos visiteurs. Le conseil de bande va travailler à ce que ça se concrétise. »

Un autre aspect important qui est ressorti est de pouvoir véritablement faire découvrir la culture culinaire autochtone.

« Nous avons parlé avec la ministre Laforest pour que le MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) montre de l’ouverture et nous permette d’apprêter du gibier pour faire gouter notre terroir et nos recettes à partir de lynx, ours, castor ou autres. »

Ressources naturelles et formation

Gilbert Dominique mentionne que l’exploitation des ressources naturelles devra se faire de plus en plus en partenariat avec les Premières Nations et les entreprises devront être moins gourmandes.

« Que ce soit pour les mines ou pour la forêt, il faut en faire une exploitation qui permet à nos générations futures d’en profiter aussi. Il faut donc couper le bois et extraire les minerais moins rapidement. »

Finalement, l’importance de la formation des membres de la communauté et les difficultés à l’accès au financement pour les entreprises autochtones ont été ciblées comme autres aspects névralgiques pour assurer le développement de la communauté.

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