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CharTech Solutions investira 14 M$ à Saint-Félicien

Jean Tremblay
Le 03 février 2022 — Modifié à 04 h 04 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

L’entreprise CharTech Solutions a confirmé son intention de construire à Saint-Félicien une usine de 14 M$ pour transformer des résidus forestiers en biocharbon, en gaz à énergie renouvelable et en huile pyrolytique.

L’entreprise dont le siège social est à Toronto devient ainsi la première partenaire d’affaires du Centre de valorisation de la biomasse (CVB). La future usine créera une quinzaine d’emplois à plein temps.

La Société de cogénération de Saint-Félicien et la MRC Domaine-du-Roy ont développé le CVB afin de valoriser la biomasse en forêt qui ne trouve pas preneur, comme des cimes d’arbres ou des essences d’arbres orphelins.

L’usine de cogénération transformera cette biomasse en matière première utilisable pour CharTech Solutions. Une partie de la production permettra également de sécuriser les approvisionnements de la cogénération. Le projet vise à utiliser 100 000 tonnes par année.

« La première étape du processus concerne le transport de la matière première. C’est nous qui allons nous en occuper. Par la suite, il faudra la transformer pour qu’elle devienne utilisable aux opérations de production de la nouvelle usine », explique Dino Mili, gestionnaire à la Société de cogénération de Saint-Félicien.

Investissements importants

Des investissements de 6,5 M$ provenant du CVB s’ajouteront à ceux de CharTech Solutions pour y aménager les équipements nécessaires sur les terrains de l’usine de cogénération.

Finalement, la Ville de Saint-Félicien allongera 3,9 M$ pour construire le réseau de chaleur.

« Lorsque la Société de cogénération a été construite, elle a octroyé ses droits de chaleur résiduelle à la ville de Saint-Félicien pour des fins de développement économique. Le réseau de chaleur à construire permettra à des entreprises, comme CharTech Solutions de bénéficier de cette énergie peu coûteuse. »

Trois produits

L’usine de CharTech produira du biocharbon, du gaz à énergie renouvelable et de l’huile pyrolytique.

« Le marché du biocharbon demeure le plus porteur. Il peut remplacer l’huile dans des procédés industriels de chauffage. On peut s’en servir pour les amendements de sol en agriculture. Il aide à faire pousser les plantes et permet d’améliorer la rétention d’eau. Sans oublier que le biocharbon remplace le charbon fossile », explique Jean Simard, conseiller sectoriel en foresterie, industrie et bioéconomie à la MRC du Domaine-du-Roy.

« L’huile pyrolytique sert, entre autres, pour les transformateurs d’Hydro-Québec. Par contre on ne retrouve pas beaucoup de clients pour ce produit. Tandis que le gaz à énergie renouvelable appelée syngas peut être vendu à Énergir.»

Les trois projets sont en attente de financement.

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