Des défis d’approvisionnement d’écorces relevés pour l’usine de cogénération

Louis Potvin, journaliste de l'Initiative locale de journalisme
Des défis d’approvisionnement d’écorces relevés pour l’usine de cogénération

L’usine de cogénération de Greenleaf Power a dû se tourner vers le bois rond en longueur et les sites d’enfouissement d’écorces afin d’assurer son approvisionnement pour produire de l’électricité, en raison de l’arrêt de production des scieries.

« Nous sommes devenus nerveux au début de la pandémie parce qu’on ne pouvait plus recevoir d’écorces de nos fournisseurs. On a donc sécurisé nos approvisionnements. Comme nous avons un permis de récolte de 60 000 tonnes, on s’est tourné vers cette possibilité en achetant du bois qui était destiné à l’usine Norbord de Chambord, en vue de l’ouverture », exprime le directeur de l’usine, Pascal Turcotte.

Par contre, cette modification augmente le prix de la matière à la tonne, car il coûte plus cher de valoriser cette biomasse que d’acheter directement les écorces des usines.

Pour obtenir un résultat optimal, l’entreprise doit mélanger le bois sec broyé provenant des billes avec les écorces des sites d’enfouissement qui sont humides.

Manque d’écorces?

Comme les scieries de l’Ascension d’Arbec, de la Coopérative Petit-Paris et plusieurs indépendantes de la région ont dû arrêter en raison de la COVID-19, les écorces se faisaient rares.

« Les gens sont impressionnés par les tas d’écorces que nous avons sur le terrain, mais ça ne représente que la quantité pour 24 jours d’opération. »

L’incertitude entourant le marché du bois d’œuvre pourrait avoir des répercussions à long terme, c’est pour cette raison que la compagnie diversifie ses approvisionnements.

Si on transforme moins bois dans les scieries, il y aura moins d’écorces de disponibles.

Centre de valorisation de la biomasse

D’ailleurs, l’usine de cogénération souhaite jeter les premiers jalons de la mise en place d’un centre de valorisation de la biomasse en procédant à l’acquisition d’un broyeur horizontal de 800 000 $ qui permettrait de traiter les billes de bois.

« Nous attendons des réponses pour des subventions. Avec ce broyeur et l’ajout d’autres équipements, nous pourrions tirer le maximum de ces billes de bois, comme les planures pour de la granule, de la matière pour du biocharbon, de l’extraction d’huile et de l’énergie. »

Ce projet se réalise en partenariat avec le CLD du Domaine-du-Roy qui veut développer la bioéconomie autour de la biomasse

Par ailleurs, Greenleaf Power a investi 500 000 $ lors de son arrêt de production pour de la maintenance. 50 travailleurs se sont activés sur le chantier. On prévoit investir 1 M$ à l’automne.

 

 

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