Élection fédérale : les candidats dans Lac-Saint-Jean débattent

Par Serge Tremblay
Élection fédérale : les candidats dans Lac-Saint-Jean débattent

Hormis de petits accrochages entre Jocelyn Fradette et Richard Hébert, le débat proposé mardi soir entre les différents candidats à l’élection fédérale dans Lac-Saint-Jean aura permis à chacun de faire valoir ses propositions pour le comté.

Dany Boudreault du Parti populaire du Canada, Jocelyn Fradette du Parti conservateur du Canada, Alexis Brunelle-Duceppe du Bloc Québécois, Richard Hébert du Parti libéral du Canada et Jean-Simon Fortin du Nouveau parti démocratique avaient accepté l’invitation des médias locaux et se sont prêtés au jeu.

Impossible de faire un compte-rendu complet de tous les échanges, mais voici quelques éléments généraux ayant retenu l’attention pour chacun des candidats.

Visiblement moins préparé que ses adversaires, Dany Boudreault a néanmoins détonné du discours ambiant en matière d’agriculture. Alors que tous les candidats faisaient une profession de foi envers la gestion de l’offre, le candidat du Parti populaire du Canada a rappelé que la proposition de sa formation politique est une abolition pure et simple.

« C’est une barrière qui empêche les jeunes de reprendre des fermes, qui nuit à la croissance, qui rend l’agriculture peu intéressante. C’est une barrière à la productivité qui nuit à nos accords commerciaux et qui coûte plus cher aux familles. Il faut l’abolir! », a-t-il scandé.

Jocelyn Fradette, hormis une empoignade avec son vis-à-vis libéral en fin de débat, a offert une performance égale d’un thème à l’autre avec une approche souvent terre-à-terre et empreinte d’une dose de régionalisme.

« Il faut faire la promotion de notre leadership, de notre agriculture, de notre centre des drones, etc. Je suis fatigué qu’Ottawa et Québec viennent constamment nous dire comment investir notre argent! »

Alexis Brunelle-Duceppe est sans doute celui qui a paru le plus à l’aise au cours de la soirée. Il a fait siennes les différentes revendications du Bloc Québécois et a notamment été efficace lorsqu’il a fait le procès de l’incapacité du gouvernement fédéral à livrer un programme fonctionnel pour brancher les régions à Internet haute vitesse.

« On a annoncé 500 M$ en 2016, puis un autre 1,7 G$ en a été annoncé pour dépasser les objectifs. Lorsque les fonds ont été débloqués, rien n’était prêt! On n’avait même pas une définition claire de ce qu’est la haute vitesse! Le fédéral a été incapable de livrer », a-t-il lancé, en proposant de transférer ce dossier au Québec.

C’est sans aucun doute dans le thème de la forêt et du caribou forestier que Richard Hébert a été à son meilleur. En sortant de ses lignes de communication, on le sentait davantage interpellé personnellement par ce dossier qui a une incidence directe sur le gagne-pain des Jeannois.

« S’il y en a un qui peut en parler, c’est moi. J’étais ici comme échevin et ensuite comme maire. Le plus grand parterre de coupe, il est ici, au Lac. On a l’obligation de protéger le caribou, mais les humains passent avant. Ça, je l’ai défendu bec et ongle. »

Jean-Simon Fortin en aura certainement surpris plus d’un au cours du débat en profitant de sa tribune avec un discours très revendicateur. Il a entre autres été très dur envers les conservateurs et les libéraux. Les raisons qu’il a évoquées pour justifier son engagement politique résument bien le message qu’il a voulu lancer.

« Je veux travailler pour les gens. M. Hébert se présente pour les libéraux alors que son gouvernement a légalisé des paradis fiscaux et prétend se présenter pour les gens. M. Fradette, avec les conservateurs, c’est encore pire! M. Harper en a légalisé encore plus en étant à la solde des riches et des multimillionnaires. Les libéraux et les conservateurs sont corrompus depuis 150 ans et travaillent pour les riches! »

À la question y a-t-il eu un gagnant? Au public d’en décider.

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