Hôpital de Roberval: départ de 6 préposés aux bénéficiaires

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Par Yohann Harvey Simard
Hôpital de Roberval: départ de 6 préposés aux bénéficiaires
(Photo : Archives)

Roberval – La tourmente de l’hôpital de Roberval se poursuit alors que six préposés aux bénéficiaires ont quitté les rangs du CHSLD de l’hôpital depuis le mois d’août, dont deux la semaine dernière.

« Ça fait mal, très mal. On peut dire que ça envoie un message très négatif », déplore le président du syndicat de catégorie 2 CSN Saguenay-Lac-Saint-Jean, Gaston Langevin.

En effet, il souligne que ces démissions surviennent à un moment où l’embauche d’une centaine de préposés aux bénéficiaires serait nécessaire pour offrir les services dont la population du haut du lac a véritablement besoin.

Or, on craint que les départs successifs ne dissuadent encore plus les potentiels candidats à rejoindre la profession.

« Quand on a des difficultés comme ça à l’interne, on n’est pas très attractif pour recruter des nouveaux salariés », explique Gaston Langevin, ajoutant que « ce sont encore les services qui sont mis en danger dans le secteur de Roberval. »

À bout de souffle

Selon le président du syndicat, ce sont les conditions de travail difficiles qui ont motivé les récentes démissions. L’impossibilité de prendre le temps nécessaire pour s’occuper de leurs clients fait perdre la flamme aux préposés, qui ne savent plus où donner de la tête.

« Les préposés ne sont plus satisfaits à la fin de leurs quarts de travail, parce qu’ils n’arrivent pas à offrir des services de qualité à leur clientèle comme ils le voudraient. Surtout qu’en CHSLD, ce sont des clientèles vulnérables, des personnes âgées qui souffrent parfois de démence ou d’Alzheimer. »

À cela s’ajoute le temps supplémentaire obligatoire et le fait de devoir travailler en situation de sous-effectif, ce qui est également source d’épuisement et force au délestage.

Solutions

Des discussions sont en cours avec l’administration du CHSLD de Roberval afin de trouver des solutions. Il sera toutefois difficile de faire des miracles.

« Pour l’instant, la main-d’œuvre, il va falloir la prendre à l’interne. Il va falloir aller la chercher peut-être à Alma, peut-être à Métabetchouan. Mais il faut rester prudent aussi pour ne pas désorganiser d’autres secteurs. »

On envisage également l’embauche d’aides de service, une autre catégorie d’emploi.

« Les aides de service pourraient soulager les préposés de certaines tâches. Ils viendraient temporairement en soutien, mais ils n’auraient pas la même formation que les préposés. »

 

 

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