La MRC Domaine-du-Roy se démarque dans le lait biologique

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Par Louis Potvin
La MRC Domaine-du-Roy se démarque dans le lait biologique

Le nombre de producteurs de lait biologique est en progression constante et c’est dans la MRC du Domaine-du-Roy qu’on en retrouve le plus dans la région, avec un total de 10 fermes sur 22.

« Il s’ajoute une à deux fermes par année dans la région. Il y a plusieurs raisons qui expliquent cette transformation. Il y a entre autres la conviction des producteurs envers le biologique et les revenus qui peuvent être améliorés », explique Daniel Taillon, de Saint-Prime.

Après la MRC du Domaine-du-Roy, c’est dans Lac-Saint-Est qu’on en retrouve le plus avec 7 fermes, alors que 3 producteurs de lait bio sont dans Maria-Chapedelaine et 2 à Saguenay.

La Ferme Taillon et Fils fait partie des précurseurs avec les Bouchard de Saint-Félicien.

« On a commencé dans les champs au milieu des années 90, puis dans le lait en 2006 quand la filière s’est développée pour que le lait bio ne se retrouve pas mélangé avec le conventionnel. Pour nous, c’était logique et on ne reviendrait pas en arrière. Il y a trop d’avantages pour la production biologique. »

La prime accordée pour le lait biologique s’avère intéressante pour les producteurs, car ils reçoivent 20 cents de plus pour chaque litre. Pour les céréales, elles se vendent deux fois plus cher que dans le conventionnel.

Difficultés

Daniel Taillon est certain que plusieurs producteurs vont prendre le virage bio au cours des prochaines années. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Même si les avantages sont nombreux, les écueils peuvent l’être tout autant. Avant de se lancer dans le lait biologique, il faut que les champs soient biologiques depuis trois ans et répondent aux normes des organismes de certification.

Ensuite, les vaches doivent être à l’extérieur régulièrement et manger au moins 30% de pâturage durant la belle saison.

Comme les vaches devront être en liberté dans les étables en 2030, certains producteurs seront peut-être freinés à faire le saut.

« Ça exige des dépenses d’au moins 1 M$ que de transformer une étable pour la stabilisation libre. Nous, on a investi 1,5 M$ il y a trois ans pour agrandir l’étable et ajouter des robots. Avoir les bêtes en liberté demande plus de vigilance, car c’est plus dur de déceler une vache malade. Si elle a besoin de soins vétérinaires et qu’elle reçoit des antibiotiques, on doit la retirer pendant un mois, ce n’est donc pas rentable », explique-t-il.

Deux modèles

Daniel Taillon pense que les fermes de moins de 100 vaches sont mieux adaptées pour le biologique. Pour celles avec plus de têtes, ça devient compliqué pour avoir l’espace suffisant de pâturage. La Ferme Taillon possède 75 vaches et dispose d’un quota de 70 kilos.

« Nous avons besoin des deux systèmes. Le conventionnel a du bon comme le biologique. De toute façon, la progression vers le biologique doit se faire graduellement, car le marché ne pourrait pas absorber trop de nouveaux producteurs par année. »

Pour l’instant, le lait bio ne représente que 1,5% de la production au Québec.

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