Les clubs de motoneige croisent les doigts

Denis Hudon
Les clubs de motoneige croisent les doigts

Les motoneigistes n’attendent plus que la neige avant de prendre le guidon pour s’aventurer dans les sentiers et savourer les plaisirs du plein air. Des incertitudes planent toutefois avec la pandémie pour l’accès aux relais.

Les clubs possédant leurs propres locaux et qui servent de relais sont davantage inquiets et pour cause. La région étant en zone rouge, les services de restauration et de bar sont interdits. Pour un club de motoneige comme le Relais des buttes à Saint-Félicien cela se traduira inévitablement par des pertes de revenus. Sans compter les dépenses reliées à la COVID-19, qui sont évaluées à 15 000 $.

« Le nombre de personnes qu’on peut accueillir au relais avec la pandémie est de 75, maximum. Oui, ça nous fait un peu peur, mais on travaille là-dessus », dit Rachel Marceau, secrétaire-trésorière.

Le club veut utiliser l’étage supérieur du Relais pour ajouter des places, toujours en conformité avec les règles de la santé publique.

Cependant, la vente de droits d’accès (cartes de membres) rassure un peu et le club espère rejoindre au moins 600 membres.

Le président du club, Bernard Tremblay, mise sur une aide éventuelle de la Fédération des clubs motoneigistes (FCMQ) pour alléger les pertes financières associées à la pandémie.

« Je pense quand même qu’on va avoir une bonne saison. Si on revient en zone orange après les Fêtes, ça va grandement nous aider. Les gens ont hâte de sortir leur motoneige, ils ont besoin de pratiquer leur loisir préféré ».

Club Passe-Partout

Au Club Passe-Partout de Roberval, le président Éric Morin est fébrile à l’approche de l’ouverture de la saison. Les directeurs sont actuellement à préparer les sentiers (débroussaillage, réparation de ponceaux, installation de la signalisation, etc.).

La vente des droits d’accès au club dépasse même celle de l’an dernier à pareille date (120 inscriptions contre une soixantaine).

« On a connu une année record l’an passé avec 940 membres en règle. On est en croissance depuis deux ou trois ans. Comme les gens ne peuvent aller dans le Sud cette année, on s’attend à en voir plusieurs sortir la motoneige », lance le président.

Évidemment, il reconnaît que la pandémie est le grand point d’interrogation, mais qu’il faut vivre avec.

« Ce qui donne de l’espoir, c’est que les ventes de motoneiges vont très bien, c’est même incroyable. En tout cas, ça s’annonce bien pour cet hiver », conclut Éric Morin.

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