Les immigrants déterminés à apprendre le français

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Par dhudon
Les immigrants déterminés à apprendre le français
Selon Sébastien Gaudreault, directeur des centres d’éducation des adultes au CSS du Pays-des-Bleuets, une explosion du nombre d’inscriptions en francisation des immigrants est à prévoir. (Photo : Trium Médias - Denis Hudon)

Un nombre grandissant de services voués à l’intégration des nouveaux arrivants est offert sur le territoire des MRC Maria-Chapdelaine et du Domaine-du-Roy. À sa troisième année seulement d’implantation, la formation en francisation du Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets est un outil de plus pour les immigrants qui désirent s’établir définitivement dans nos communautés.

Le cours de francisation autorisé par le ministère de l’Éducation est dispensé par le service d’éducation des adultes des centres de Dolbeau-Mistassini, Normandin, Saint-Félicien et Roberval.

« Tout a commencé en 2019 avec un travailleur étranger, un Rwandais, qui est venu ici pour travailler comme débroussailleur, avec deux membres de sa famille. Il désirait apprendre le français pour mieux s’intégrer à sa nouvelle communauté. Depuis, le nombre d’inscriptions en francisation ne cesse d’augmenter », dit Sébastien Gaudreault, directeur du Centre d’éducation des adultes.

Depuis octobre dernier, une douzaine d’immigrants sont inscrits en francisation au centre des adultes de Dolbeau-Mistassini. Ils sont originaires du Maroc, des Philippines et deux sont de la Colombie-Britannique. Sur l’ensemble du territoire desservi par le CSS Pays-des-Bleuets, on retrouve aussi parmi les inscrits en francisation des Mexicains, des Guatémaltèques, des Tunisiens et des Ukrainiens.

Des prévisions à la hausse

Une vingtaine d’autres sont inscrits au centre de Saint-Félicien et une quinzaine à celui de Roberval. Ce sont des travailleurs étrangers qui sont à l’emploi d’entreprises et commerces du comté. On pense notamment aux Serres Toundra à Saint-Félicien, aux Serres de Girardville, Produits forestiers Résolu (PFR), mais aussi dans la restauration rapide et autres PME.

C’est sans compter les quelque 18 immigrants qui sont inscrits au programme avec PFR. D’ailleurs, la multinationale prévoit accueillir une centaine de travailleurs immigrants supplémentaires dès l’an prochain.

« Cette année, les inscriptions pourraient dépasser les 80 et ça va augmenter dans les prochaines années avec les besoins en main-d’œuvre et le recrutement à l’international », prédit Sébastien Gaudreault.

Celui-ci ne serait pas surpris si l’an prochain la formation s’enrichissait de 100 voire 150 inscriptions.

« On est en développement et on a une vision à long terme. Les inscriptions vont exploser dans l’avenir », est convaincu Sébastien Gaudreault.

 

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