Passer à travers l’adversité en créant une entreprise prospère

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Par Louis Potvin
Passer à travers l’adversité en créant une entreprise prospère

Janick Valois démontre qu’il est possible de passer à travers une période très difficile de la vie pour mettre sur pied une entreprise qui rayonne partout au Québec et au Canada.

La femme qui a passé, et qui passe encore, une grande partie de ses étés dans le secteur de Saint-Méthode, a créé l’entreprise Création SakSac alors qu’elle témoignait lors du procès de Lawrence Guillemette, accusé d’agression sexuelle sur une dizaine de fillettes.

« Je voulais mettre de la couleur dans cette période grise. Je voulais trouver un moyen de passer ma frustration. C’est ma fille de 11 ans qui m’a dit de me lancer dans ce projet de sac de fruits et légumes et de transport », témoigne-t-elle.

En plus de vouloir protéger l’environnement, la femme d’affaires a décidé de faire appel à des entreprises d’économie sociale axées sur la réinsertion sociale d’ex-détenus, ex-toxicomanes, femmes violentées, jeune de la rue de Longueuil, Laval, Saint-Jérôme et Matane pour faire fabriquer les sacs.

Depuis sa création en 2017, l’entreprise a vendu 30 000 ensembles de sacs dans 150 points de vente et donne de l’emploi à 60 personnes.

Dans les Sobeys

Puis, c’est à la suite d’une commande de 26 000 sacs par le Jour de la terre que Janick Valois a décidé de créer une autre entreprise, Oyä, pour répondre à la demande.

« Je me suis tournée vers un fournisseur en Chine qui recycle des bouteilles en plastique pour en faire un tissu tissé nommé rPET qui sert à faire les sacs réutilisables d’une qualité irréprochable. Sobeys a tellement aimé le produit qu’ils m’ont demandé de devenir fournisseur. »

C’est donc 3,2 millions de bouteilles de plastique qui ont été recyclées depuis le début de l’aventure.

En utilisant des sacs réutilisables, c’est une quantité astronomique de sacs à usage unique qui ne se ramasse pas à la poubelle. (Photo – courtoisie)

Les sacs se retrouvent dans 1 600 points au Canada, dans les différentes bannières de Sobeys, et plus d’un million d’ensembles ont été vendus jusqu’à maintenant.

S’impliquer

Janick, même si elle vit à Montréal, voue un attachement profond au Lac-Saint-Jean.

« 5% de nos profits de la vente de ces produits sont redistribués à des organisations œuvrant à l’éducation et à la préservation de nos cours d’eau. Il est important pour moi d’avoir un impact local même si nos sacs sont faits en Chine. Le premier organisme auquel je désire donner est l’Organisme de Bassin Versant du Lac-Saint-Jean. Le don devrait se concrétiser à la fin de notre année fiscale au printemps. »

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