Saint-André se bat pour garder sa station-service

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Par Yohann Harvey Simard
Saint-André se bat pour garder sa station-service
Le Relais Saint-André comprend à la fois une station d’essence, un dépanneur et un restaurant. Il est un des moteurs de l’économie de la municipalité de Saint-André-du-Lac. (Photo : courtoisie)

Saint-André lutte pour la survie de sa station-service. Les pompes et les réservoirs à essence doivent être remplacés et le projet nécessite un investissement d’un peu plus de 220 000 $.

Le Relais Saint-André qui abrite aussi un dépanneur et un restaurant est un véritable carrefour pour les motoneigistes et les quadistes, mais aussi un lieu très fréquenté par les citoyens et les touristes.

La coopérative de solidarité qui gère le relais a lancé un appel à la population et aux gens d’affaires pour amasser des fonds. Il manque encore environ 90 000 $ pour atteindre la somme nécessaire pour le remplacement des réservoirs qui ont atteint la limite de leur durée de vie. On voudrait même y ajouter le service pour le diesel.

Martine Chrétien est la présidente de la Coop. Elle juge que la station d’essence est essentielle à la vitalité économique du village.

Celle-ci rappelle que le détaillant Harnois Énergie (Pétro T) qui fournit les pompes à essence contribue pour 55 000 $, la Municipalité pour 30 000 $ via le fonds de la ruralité et que son groupe est en attente d’une aide de la part du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH), de l’ordre de 50 000 $.

Une campagne de financement populaire est aussi en marche.

Retombées économiques

La coop a tenu une rencontre vidéo la semaine dernière avec le député fédéral Alexis Brunelle-Duceppe qui veut soutenir la démarche. Une rencontre est aussi prévue sous peu avec la députée provinciale, Nancy Guillemette, pour la saisir du dossier.

« La station-service, c’est majeur pour notre municipalité. On a besoin autant du dépanneur, du restaurant que du poste à essence. Les retombées économiques sont non négligeables pour une communauté comme la nôtre ».

Selon Martine Chrétien, pas moins de 5 000 motoneigistes et quadistes arrêtent chaque année au Relais Saint-André. Le club de motoneige Boule de neige de l’endroit vend environ 550 cartes de membres pas année.

« Si les propriétaires de chalets sur le territoire, la population, les touristes ne retrouvent plus ce service ici, ça va grandement déstabiliser Saint-André. C’est toute notre économie va s’en ressentir », renchérit la coordonnatrice de la Coop du Relais Saint-André, Marie-Josée Boily.

 

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