Sapin du bon sens de retour pour une 31e édition

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
Sapin du bon sens de retour pour une 31e édition
À l’approche du temps des Fêtes, Diane Bouchard et Stéphanie Pelchat rappellent que la 31e édition de la campagne Sapin du bon sens vise une fois de plus à sensibiliser la population à l’importance d’adopter une consommation responsable. (Photo : Trium Médias – Yohann Harvey Simard)

Pour une 31e fois cette année, les organisateurs de la campagne Sapin du bon sens invitent la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean à rapporter leur sapin dans un écocentre afin qu’il puisse être recyclé une fois la période des Fêtes terminée.

À compter de cette année, ce seront uniquement les 16 écocentres de la région qui constitueront les points de collecte pour le retour des sapins.

« Les gens ont déjà l’habitude d’aller dans les écocentres pour se débarrasser de ce dont ils n’ont plus besoin », fait valoir Diane Bouchard, directrice générale de l’Association forestière Saguenay-Lac-Saint-Jean (AFSL). La liste complète des écocentres est disponible au www.afsaglac.com.

Les arbres récoltés seront notamment convertis en paillis, en compost ou en énergie, rappelle pour sa part Stéphanie Pelchat, responsable des communications et agente de développement pour l’AFSL.

Elle précise que depuis ses débuts, la campagne Sapin du bon sens a permis de revaloriser 180 107 arbres. Ce sont 919 conifères qui ont été récupérés l’an passé.

Si le déroulement de la campagne se fait officiellement du 1er au 31 janvier, il est possible de rapporter son sapin dans un écocentre en tout temps.

Par ailleurs, selon l’AFSL, il faut utiliser un sapin artificiel pendant 20 ans avant d’annuler son impact négatif sur l’environnement. La fabrication d’un sapin artificiel, combinée au transport de celui-ci, émet autant de GES qu’une voiture qui parcourt 322 kilomètres.

Au-delà des sapins

Diane Bouchard insiste sur le fait qu’outre la récupération des sapins, la campagne se veut une occasion de sensibiliser la population quant aux impacts de leur consommation sur l’environnement.

À ce titre, Stéphanie Pelchat enjoint les gens à « éviter le gaspillage, à acheter local, ou encore à fabriquer leurs décorations de Noël. »

Sur ce dernier point, elle soutient que la fabrication des décorations n’a pas comme seul avantage de réduire la consommation. Dans un contexte où tout coûte plus cher, dit-elle, c’est aussi une façon de minimiser ses dépenses, de même qu’un excellent prétexte de s’adonner à une activité en famille. Car Noël, « c’est avant tout une occasion pour se rassembler! »

De son côté, Diane Bouchard laisse entendre que la confection de décorations de Noël n’a pas à être compliquée. Faute d’outils, elle rappelle que l’imagination est l’un des meilleurs instruments, et qu’à défaut de matériaux, de vieilles retailles de bois feront parfaitement l’affaire.

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