Un investissement majeur pour l’usine SFK Pâte de Saint-Félicien

Par Daniel Migneault
Un investissement majeur pour l’usine SFK Pâte de Saint-Félicien

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L’usine SFK Pâte de Saint-Félicien sera plus compétitive grâce à un investissement de plusieurs dizaines de millions de dollars pour l’ajout d’un nouveau turbogénérateur qui permettra de produire de l’énergie verte. Par ailleurs, d’ici quelques mois, le Fonds SFK Pâte changera d’appellation pour celle de Fibrek.

Le président et chef de la direction du Fonds SFK Pâte, Pierre Gabriel Côté, a effectué cette annonce en grande pompe. Il n’était cependant pas en mesure de chiffrer de manière exacte le montant des investissements requis.

Cependant, ce qu’il a été possible d’apprendre, c’est que ce projet est rendu possible notamment grâce à un crédit de 20,9 M$ du gouvernement du Canada dans le cadre de son programme d’écologisation des pâtes et papier. L’ajout de ce troisième turbogénérateur fera passer la capacité énergétique de l’usine de 33 mégawatts à 42,5 mégawatts. Une entente confidentielle d’une durée de 15 ans a été conclue avec Hydro-Québec pour la vente de l’énergie ainsi produite.

M. Côté croit que l’usine est maintenant en meilleure posture. Un contrat de trois ans a été signé avec AbitibiBowater pour un approvisionnement en écorces. L’entreprise travaille aussi à diversifier ses approvisionnements.

Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, n’a pas caché ses inquiétudes quant à l’avenir de l’usine de pâte locale. Il pousse aujourd’hui un soupir de soulagement : « Cela vient consolider la situation de SFK Pâte en passant par l’innovation. Cette solution peut nous aider à régler la situation de notre autre usine de cogénération », espère le premier magistrat.

Le ministre d’État, Denis Lebel, a procédé à l’annonce au nom du ministre des Ressources naturelles, Christian Paradis. Il soutient que le programme d’écologisation des pâtes et papiers représente un investissement intelligent pour les entreprises forestières. Ces dernières ont pu obtenir des crédits totalisant un milliard de dollars en échange d’une production d’énergie renouvelable.

Changement de nom

Si tout se déroule comme prévu, Fonds SFK Pâtes deviendra une société par actions, plutôt qu’une fiducie de revenus, d’ici le mois de juin. Le nom de l’entreprise changera pour celui de Fibrek. Le tout est conditionnel à l’approbation des porteurs de parts.

Pierre Gabriel Côté voit l’avenir positivement : « À Saint-Félicien, la fibre d’épinette noire nous permet de proposer des produits à valeur ajoutée. Aux États-Unis, nos usines fabriquent de la pâte à partir de matières recyclées. Cela nous permet d’offrir des solutions pour nos clients. La compétition est féroce, mais nous avons plusieurs cartes dans notre jeu », assure-t-il.

Réactions syndicales

Il y a presqu’un an, les travailleurs et le milieu félicinois marchaient dans les rues. On craignait alors pour la survie même des installations aux prises avec un problème de marché et surtout, un problème d’approvisionnement avec AbitibiBowater.

Le président du syndicat, Mario Bernier, s’est réjoui de cette annonce qui stabilise l’usine, pour l’instant : « Ça ne prendrait pas grand-chose pour que l’on retourne dans les rues. Le monopole sur notre forêt appartient à AbitibiBowater. L’avenir augure mieux avec cet investissement, mais je souhaite que nous redevenions maître chez nous au Saguenay—Lac-Saint-Jean », mentionne-t-il.

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