Samedi, 20 juillet 2024

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Roberval doit réviser son exercice budgétaire

Jean Tremblay
Le 22 juillet 2022 — Modifié à 14 h 08 min le 22 juillet 2022
Par Jean Tremblay - Journaliste

Inflation, pénurie de main-d’œuvre, hausse des coûts des matériaux et de l’essence, aléas climatiques, Roberval n’a pas d’autre choix que de retourner sur la table à dessin et réviser son exercice budgétaire.

Sans être alarmiste, le maire de Roberval, Serge Bergeron, se dit préoccupé par la situation économique actuelle.

« Le conseil municipal de Roberval doit composer avec la conjoncture difficile qui touche l’ensemble des municipalités et villes du Québec. Avec un taux d’inflation qui atteint maintenant 7,7%, les élus doivent prendre en considération les hausses de coûts substantielles les amenant à faire preuve de vigilance dans les choix et décisions qu’ils doivent prendre afin de maintenir l’équilibre budgétaire », déclare le premier magistrat.

Heureusement, la Ville s’est créé des réserves budgétaires depuis trois ans pour l’entretien des bâtiments et des routes, ce qui lui procure une marge de manœuvre supplémentaire.

Mais ça ne suffira pas. « Nous devons donc revoir la priorisation des projets ou les modifier pour avoir un prix conséquent à la capacité de payer des citoyens. Une rencontre des élus et des gestionnaires est prévue au mois d’août afin de revoir la priorisation et la programmation des projets déjà annoncés. »

Les effets climatiques affectent le budget

« À titre d’exemple, l’hiver rigoureux que nous avons eu a coûté plus cher à la Ville de Roberval en frais de déneigement, soit 22% de plus que l’année précédente. Les dépenses en sécurité civile nécessaires à la suite de la crue des eaux du lac de même que celles occasionnées par les pluies abondantes du mois de mai ont eu aussi un impact sur le budget », ajoute Serge Bergeron.

La pénurie de main-d’œuvre touche aussi la municipalité et occasionne des impacts sur le nombre de soumissionnaires sur les projets et sur les délais de réalisation de ces derniers, ce qui engendre une hausse des coûts.

« Nous devons phaser ou repousser certains chantiers afin de tenir compte de cette augmentation des coûts. Pour certains projets, les soumissions reçues surpassent les estimations faites de plus de 50%, ce qui nous force à revoir les projets de Place de la mairie, du Boulodrome et autres. »

Déficit de main-d’œuvre

Le maire confirme également que la Ville se retrouve en déficit de trois cols bleus.

« Sans compter que nous devons tenir compte des vacances estivales du personnel, ce qui explique le retard dans certains travaux d’entretien tels la tonte de gazon ou l’entretien des chemins. »

Le maire demande aux citoyens un peu plus de patience qu’à l’habitude.

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