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Des impacts toujours limités

La mouche du bleuet gagne lentement du terrain

Serge Tremblay
Le 06 mars 2024 — Modifié à 06 h 47 min
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

Région autrefois épargnée par la mouche du bleuet, le Saguenay-Lac-Saint-Jean est désormais forcé de composer avec cet insecte. Si son impact demeure limité pour le moment, il importe néanmoins pour les producteurs de faire preuve de vigilance.

D’abord concentrée dans le point chaud de Dolbeau-Mistassini, la mouche du bleuet a gagné du terrain ces dernières années. Elle a été répertoriée dans des cultures de bleuets situées dans plusieurs municipalités du territoire, mais principalement dans la MRC de Maria-Chapdelaine.

« Le premier constat, c’est que la mouche du bleuet est installée sur une bonne partie du territoire, mais que la problématique est limitée », a expliqué lors de la Journée Bleuet Pierre-Olivier Martel, conseiller en horticulture fruitière au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

La zone à forte présence de la mouche, Dolbeau-Mistassini, est demeurée la même depuis que l’insecte a fait son apparition chez nous. Pour l’instant, dans la majorité des secteurs touchés, les populations sont très faibles de sorte qu’on ne peut pas affirmer qu’il y a une incidence sur la qualité des fruits.

« Du bleuet de qualité, il peut s’en faire encore en masse. On ne peut pas éradiquer la mouche du bleuet, mais on peut la contrôler pour éviter sa dissémination et une explosion de sa population. »

Pierre-Olivier Martel précise que la clé demeure le dépistage. Il s’agit de la base sur laquelle tout le reste peut être construit pour gérer la mouche du bleuet, dit-il.

Tous les producteurs situés en zone chaude ou à proximité doivent procéder à un dépistage de la mouche du bleuet dans leurs champs. Cela permettra de déterminer s’il est nécessaire de procéder à un traitement et surtout, de cibler le moment idéal pour le faire.

« Le dépistage, vous pouvez le faire par vous-même ou encore le faire faire à contrat. C’est admissible à une subvention de 70% au Programme services-conseils et on me dit que pour autour de 400 $, vous pouvez avoi un programme de dépistage de qualité. »

Épandage d’insecticide

Un solide programme de dépistage permettra de connaître le moment où le seuil d’intervention est atteint. Il s’agit là de la densité de mouches adultes à ne pas dépasser pour éviter que les fruits deviennent difficilement commercialisables.

« Au Québec, le seuil était très sévère. On parle d’une mouche par piège par semaine. Dans le Maine, il est à une mouche et demie par piège par jour. Mais il faut être prudent parce que l’on dit souvent que lorsque l’on utilise les insecticides de façon agressive, on se prend un abonnement aux insecticides. »

Le seuil d’intervention prescrit pour la mouche du bleuet pourrait être révisé, mais Pierre-Olivier Martel mentionne qu’il n’a pas été en mesure d’obtenir un indice à cet effet.

Biosécurité

Quoi qu’il en soit, les producteurs sont invités à faire preuve de beaucoup de prudence en mettant en place des protocoles de biosécurité pour éviter d’implanter la mouche ailleurs sur le territoire.

« La biosécurité, c’est quelque chose que vous pouvez faire pour éviter la dissémination de la mouche sur le territoire, car la mouche du bleuet ne vole pas loin d’elle-même. C’est entre vos mains. »

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