Face aux appels d’offres d’Hydro‑Québec pour des parcs solaires, la Société de l’énergie communautaire du Lac‑Saint‑Jean (SECLSJ) a saisi l’occasion pour diversifier ses activités. Elle prévoit soumettre trois propositions, à Saint‑Félicien, Mashteuiatsh et Saint-Thomas-Didyme.
La Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean est formée de trois organisations, les MRC de Domaine-du-Roy et de Maria-Chapdelaine ainsi que la communauté de Mashteuiatsh.
« On existe depuis 18 ans, précise le président, Richard Hébert. On a réalisé la centrale hydroélectrique à Val-Jalbert. On a aussi fait celle de la Onzième chute du côté de Saint-Eugène et de Girardville. Maintenant, on se lance du côté du solaire. Il y a un appel d’offres qui a été fait par Hydro-Québec. »
Au total, les projets représentent 19,7 MW de puissance électrique. Ils sont envisagés à Mashteuiatsh (4,9 MW), Saint-Félicien (9,9 MW) et Saint-Thomas-Didyme (4,9 MW).
Trois sites potentiels ont été identifiés. À Mashteuiatsh, le parc serait aménagé près du secteur des étangs aérés, sur la rue Matshetshu. Les parcs de Saint-Félicien et de Saint-Thomas-Didyme, pour leur part, prendraient place sur des terrains appartenant à Domtar, respectivement près de l’usine de pâte du rang Saint-Eusèbe et de la scierie située sur l’avenue du Moulin.
L’énergie solaire a plusieurs avantages, notamment sa grande facilité d’installation, souligne le président de la SECLSJ. Il ajoute que le territoire offre un fort potentiel. « C’est un bon endroit pour capter le soleil. À Dubaï, il fait super chaud dans le désert, mais ce n’est pas la meilleure façon d’accumuler le soleil. C’est entre 20 à 23 degrés, la température idéale », explique-t-il.
Conscient de la concurrence régionale, Richard Hébert admet que son organisme n’est pas seul à vouloir développer ce créneau. À ses yeux, le projet de son organisme se distingue.
« Notre carte maîtresse est l’aspect communautaire. Ce ne sont pas des intérêts privés. C’est redistribué dans les poches des citoyens d’une certaine manière », dit-il.
Pour la mairesse de Saint‑Thomas‑Didyme, Sylvie Coulombe, ce projet arrive à un bon moment.
« Quand la scierie a fermé en 2023, un comité de relance a été formé. On essaie de chercher des projets. On interpelle toutes sortes de gens qui pourraient être intéressés par le site. C’est arrivé. On ne peut pas fermer la porte à ça. »
L’appel d’offres d’Hydro‑Québec, qui vise l’ajout de 300 MW d’énergie solaire, prendra fin le 31 mars 2026. Les projets sélectionnés devraient être dévoilés en 2027
Consultations publiques
Pour présenter les projets à la population et répondre aux questions des citoyens, la SECLSJ tiendra trois séances d’information publiques.
Elles auront lieu de 16 h à 20 h le mardi 10 mars à la Salle Gaieté pour Saint-Thomas-Didyme, le mercredi 11 mars à Hôtel de la Boréalie pour Saint-Félicien et le jeudi 12 mars au Musée ilnu pour Mashteuiatsh.