Culture

Temps de lecture : 1 min 52 s

Les enfants fous brillent dans le noir

Un premier EP aux sonorités 1980 pour le duo Minuit Phosphène 

Janick Émond
Le 24 mai 2024 — Modifié à 08 h 00 min
Par Janick Émond - Journaliste

C’est le 3 mai dernier que le duo saguenéen Minuit Phosphène a sorti Les enfants fous brillent dans le noir. Un tout premier EP de six chansons aux fortes inspirations de la « dream-pop » des années 1980 et 1990.  

Lancé il y a trois ans, en pleine pandémie, le projet de cet EP a entièrement été autoproduit par les deux membres du groupe, Marie-Ève Lavallée et Julien B. Gauthier.  

« On aime beaucoup l’aspect « Do it yourself », donc on a vraiment tout fait à deux. Pendant que moi je travaillais principalement les paroles et la mélodie, Julien a davantage travaillé sur l’instrumental, la production et la réalisation de l’album », raconte Marie-Ève.  

L’EP aux accents « shoegaze » entrelacés de voix, de guitares et de synthétiseurs planants a entièrement été enregistré dans les appartements respectifs du duo.  

Julien mentionne : « On s’est arrangé avec les moyens du bord, en transformant des garde-robes en studio d’enregistrement. On a appris aussi au fur et à mesure à monter un album. C’est moi qui ai fait tout le mixage sonore ensuite, et j’ai appris sur le tas, je n’avais jamais fait ça. Ç’a été beaucoup d’essais et d’erreurs. »  

Dream-pop 

Ayant grandi en écoutant la musique des années 80 et 90, les influences musicales du duo se font ressentir dans ce premier projet.  

« Jeune, j’écoutais beaucoup de musique de cette époque, comme Talk Talk ou encore Tears for Fears. Et à cette époque, on faisait aussi avec le peu de moyens, ce qui explique la présence de beaucoup de synthétiseurs. Et nous, on s’est beaucoup inspiré de ça, et le synthé est très présent dans nos chansons. C’est ce qui nous fait vibrer », indique Julien.  

Marie-Ève ajoute : « J’ai beaucoup été influencé par les années 90, la musique brute, le grunge, donc j’apporte beaucoup ça aussi dans ce projet. On a vraiment superposé nos deux univers musicaux. » 

Les paroles des chansons, empreintes d’un fort effet de réverbération, peuvent parfois être cryptiques en raison de la façon automatique d’écrire de la chanteuse.  

« J’aborde plusieurs thématiques, comme l’appel à s’affranchir de la pression sociale, l’obsession de l’image, l’affrontement de l’adversité, par exemple. » 

Sur les six morceaux du EP, cinq sont en français et un seul en anglais. Le duo, même s’il ne se limite pas à 100 % à la langue de Molière, se fait un devoir d’écrire en français.  

« On accorde une importance à notre langue et on a tellement une belle scène francophone au Québec qu’on souhaite nous aussi en faire partie », dit Julien.  

Le duo sera en spectacle au festival Terre Festive d’Hébertville les 16 et 17 août prochain. D’autres dates pourraient s’ajouter d’ici là.  

Le EP quant à lui est disponible sur toutes les plateformes d’écoute en ligne.  

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