L’Alliance Forêt Boréale déçue du plan de relance de Legault

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Par Julien B. Gauthier
L’Alliance Forêt Boréale déçue du plan de relance de Legault
(Photo : Archives)

L’Alliance forêt boréale et ses partenaires se disent extrêmement déçus du plan plan de relance économique du gouvernement Legault, présenté par le président du Conseil du Trésor et le ministre des Finances le 3 juin dernier. Selon l’Alliance, l’industrie forestière est complètement absente. Elle souhaite des mesures immédiates.

« Monsieur le Premier ministre, vous n’êtes pas sans connaître l’importance du secteur forestier pour l’économie du Québec. De fait, en 2018, vous avez pris l’engagement de voir grand pour l’industrie forestière et de permettre plus de prévisibilité pour les droits de coupe, l’aménagement du territoire et les programmes de soutien en améliorant la Loi des forêts. Aujourd’hui, il est temps de réaliser vos promesses et de passer à l’action », a affirmé Pascal Cloutier, président de l’Alliance.

Mesures demandées

L’Alliance et ses partenaires exigent du soutient financier pour la structure industrielle et entrepreneuriale de l’industrie forestière afin de la préserver. Selon eux, gouvernement québécois doit maintenir les sommes annoncées lors de son dernier budget pour le secteur forestier et qu’un investissement majeur soit fait afin qu’il y ait toujours une industrie forestière au lendemain de cette crise sans précédent.

Ceux-ci demandent également au gouvernement d’apporter une amélioration structurelle au régime forestier quant à la planification forestière. Ils estiment que depuis l’entrée en vigueur du régime forestier en 2013, plusieurs difficultés de sa mise en oeuvre ont été identifiées, ce qui nuit à l’efficience et à la rentabilité des opérations de notre industrie forestière. Cette problématique a aussi clairement été dénoncée dans les dernières semaines, pourtant le secteur forestier n’a reçu aucun retour.

« La forêt peut contribuer activement à la relance de l’économie du Québec, mais le ministre Dufour doit entreprendre d’urgence une réforme du régime forestier qui a douloureusement démontré ses limites. Les acteurs de l’aménagement forestier en récolte et en sylviculture doivent redevenir agiles afin de rendre l’approvisionnement plus compétitif et les métiers plus stimulants. La réforme doit s’intéresser à la prévisibilité des travaux, à la stabilité des entreprises et à notre capacité collective de créer de la richesse. », a ajouté Stéphane Gagnon, directeur général, Coopérative forestière de Girardville.

Pascal Cloutier a également interpellé la ministre responsable de la région, Andrée Laforest afin qu’elle fasse pression auprès du gouvernement. « Madame Laforest, il est urgent de passer à l’action. Investir en forêt, c’est assurer la survie des régions forestières et de plusieurs communautés. Investir en forêt, c’est aussi assurer le gagne-pain de milliers de familles, et c’est surtout préserver un patrimoine pour les générations futures ».

 

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