Le Cégep de St-Félicien, c’est… « Un p’tit cégep! », mais il y a une expression (modifiée) qui dit : « P’tit cégep va loin! » – Par Marc Renaud

Chronique
Le Cégep de St-Félicien, c’est… « Un p’tit cégep! », mais il y a une expression (modifiée) qui dit : « P’tit cégep va loin! » – Par Marc Renaud
Sciences de la nature - Cégep de Saint-Félicien. (Photo : Courtoisie.)

Les cégeps ont fêté dernièrement leurs 50 ans! Alors, un peu d’histoire sur notre programme de sciences!

Par Marc Renaud, enseignant en sciences

Tout étant nouveau en 1971, les professeurs ont eu à créer leurs cours presque de toutes pièces. Au « petit cégep » de Saint-Félicien, un département des sciences est né, afin de regrouper les enseignants des quatre disciplines scientifiques, chimie, biologie, physique et mathématiques.

Ces pédagogues se sont réunis pour élaborer le programme. Leur objectif était de faire davantage que simplement monter une série de cours échelonnés sur quatre sessions que les élèves n’auraient qu’à réussir. Ils ont couché sur papier un concept global permettant d’instaurer une approche-programme, ce qui était très novateur à l’époque. Sachant qu’une bonne partie des cours de sciences (les 2/5e) se passent dans les laboratoires, ils ont convenu que la démarche expérimentale et le travail en laboratoire allaient devenir le pôle de toute la stratégie pédagogique à venir. On allait élaborer en un système les cours de la formation spécifique.

En recevant les élèves venant du secondaire, on se devait de les faire cheminer jusqu’à l’université, et ce, en quatre sessions. Afin de faire arriver à bon port tous ces jeunes, les enseignants se sont dit qu’il fallait que le parcours soit graduel. On n’enseignerait donc pas de la même manière en première session qu’en quatrième. On souhaitait les rendre, de façon progressive, aussi autonomes que possible avant l’entrée à l’université.

En travaillant de façon concertée, les enseignants ont pu, selon l’approche-programme, élaborer dès la première session un modèle mettant en place les notions fondamentales propres aux disciplines scientifiques, soit la démarche expérimentale, la prise de mesures et leurs incertitudes et l’écriture d’un rapport de laboratoire, pour ensuite faire du renforcement graduel durant les trois autres sessions du programme.

Et à la fin de leur parcours, pourquoi ne pas tester véritablement l’autonomie acquise par ces élèves en leur faisant réaliser un projet scientifique! Ce projet, ils auraient à l’imaginer et à le concevoir de A à Z, en dernière session, avec, à la toute fin, une exposition scientifique devant public.

Petit cégep peut-être, mais cette proximité entre les professeurs des quatre disciplines regroupées dans un seul département a permis de mieux communiquer et de constituer un programme pertinent, lequel est plus que jamais d’actualité en ces temps de pandémie. Je leur lève mon chapeau!

Dans peu de temps, on fêtera à notre tour la 50e édition de l’Expo-Sciences du Cégep de St-Félicien!

Comme je vous disais, « P’tit cégep va loin! »

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