David Gill encourage l’activité physique chez les Autochtones

Denis Hudon
David Gill encourage l’activité physique chez les Autochtones
Le Défi des ancêtres est une course à obstacles qui s’adresse aux jeunes des Premières Nations d’âge scolaire, comprenant une série de douze épreuves à partir de modules démontables. Le Défi débarquera à Mashteuiatsh le 7 juin prochain. (Photo : courtoisie CEPN)

David Gill, un Innu de Mashteuiatsh, a lancé un programme d’entraînement virtuel Ushket 5 km pour faire bouger les membres des Premières Nations.

« Beaucoup de gens pensent que la course à pied, ce n’est pas fait pour eux. Pourtant, c’est une activité physique très efficace et aussi accessible à tout le monde », lance le grand sportif.

Il a donc décidé de proposer un programme d’entraînement sur Facebook à l’été 2019. Son objectif de départ était de rejoindre dix personnes, mais c’est plutôt 100 personnes qui se sont inscrites. Et aujourd’hui, elles sont plus de 700.

« Cette année, j’ai réduit le nombre de 85 à 65 entraînements. Il y a évidemment des abandons en cours de route considérant le nombre d’inscrits, mais celles et ceux qui persistent réussissent à faire une course de 5 km après quatre mois. On peut s’inscrire en tout temps puisqu’une nouvelle cohorte est lancée chaque lundi ».

David Gill s’adresse aux participants par courriel avec des exercices à faire et des capsules vidéo à l’appui. En retour, les participants doivent partager leur entraînement sur le groupe Facebook.

Des olympiades pas comme les autres

Par ailleurs, un autre concept, le Défi des ancêtres, s’adresse cette fois aux élèves du primaire et du secondaire des communautés autochtones. Il est réalisé en partenariat avec le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN).

Le concept propose une course à obstacles, comprenant 12 épreuves dans des structures mobiles démontables.

Six communautés des Premières Nations seront visitées, de mai à juin, dont à Mashteuiatsh le 7 juin prochain.

« On souhaite ainsi capter l’intérêt des jeunes et créer un sentiment d’appartenance à l’école. Je travaille avec Marco Bédard, un olympien en biathlon, et qui fait la conception des modules. Pour les plus jeunes, c’est une compétition amicale et pour les 10 ans et plus, il y a une forme de compétition ».

Les mesures sanitaires seront strictement respectées puisque ces jeux se déroulement sous la même formule que la bulle-classe, comme à l’école.

Ces jeux prennent en quelque sorte le relai des habituels Jeux interscolaires autochtones qui ont dû être annulés en 2020 et cette année.

 

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