Kasandra veut redonner à sa communauté

Guillaume Pétrin
Kasandra veut redonner à sa communauté
Accompagnée de ses parents, Kasandra Bradette avait été honorée par la communauté à pareille date l'an passé à Saint-Félicien. (Photo Trium Médias – Guillaume Pétrin)

Il y a quelques mois à peine, Kasandra Bradette avait bel et bien l’intention de profiter de l’année 2019 pour retrouver la forme et ainsi redevenir l’athlète qu’elle était avant sa dernière commotion cérébrale subie en septembre 2018. Finalement, c’est l’heure de la retraite qui a sonné.

En compagnie de son conjoint Samuel Girard, l’Olympienne félicinoise a annoncé officiellement le 24 mai qu’elle accrochait ses patins pour de bon.

« Ce n’est pas une décision de couple, mais les deux on est dans la même lignée. Nous l’avons prise chacun pour nous-même. »

Âgée de 29 ans, elle avait commencé à faire du patinage de vitesse de compétition au sein de club Les Éclairs à l’âge de 11 ans.

« J’ai pris conscience de beaucoup de choses, de tous les sacrifices à faire et des gens que je voudrais voir plus. J’étais frustrée d’être loin de ma famille et il y a aussi tous les autres facteurs comme les blessures, les horaires d’entraînement et certaines décisions avec les entraîneurs. »

Saint-Félicien

La jeune retraitée a maintenant l’intention de s’installer dans le village natal de Samuel Girard, à Ferland-et-Boilleau. Le couple veut désormais redonner au suivant.

« On a comme mission commune de redonner à la communauté de patinage de vitesse de la province. Ça me tient à cœur en étant plus athlète.  L’objectif est de prioriser les régions. J’aimerais redonner aussi à la société en général. J’en ai même parlé au maire de Saint-Félicien! »

Dans un avenir rapproché, elle souhaite terminer ses études universitaires et la construction de leur nouvelle maison.

Cycle olympique

Celle qui avait pris part à ses premiers Jeux olympiques en 2018 explique que la vie d’athlètes n’est pas toujours facile. De là l’importance d’être bien entouré selon elle.

« Il y a eu des périodes difficiles, mais j’étais super bien entourée, surtout de ma famille et de mon copain. Quand j’ai recommencé l’an passé, je me sentais bien et c’était pour ça que je voulais recommencer le cycle olympique. Mais maintenant, mon dos va vraiment bien depuis que je ne patine plus! »

« On veut aussi beaucoup plaire, mais des fois on va à l’encontre et je m’en suis rendu compte. Ça peser dans la balance pour que j’arrête », explique celle qui a fait partie de l’équipe nationale canadienne pendant huit ans.

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