Pavex roule sur un carnet de commandes rempli

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Par Jean Tremblay
Pavex roule sur un carnet de commandes rempli
Le nouveau directeur général de Pavex, Luc Ménard, doit jongler avec une augmentation historique du coût des produits pétroliers. Selon lui, le coût du diesel et du bitume devrait se faire ressentir sur la valeur des contrats en 2023 et 2024, mais pas pour 2022. (Photo courtoisie)

Pavex, avec plus de 120 employés, ne chômera pas cet été. Même avec un contexte mondial incertain qui a fait exploser le coût du bitume et du diesel, l’entreprise connaîtra une année exceptionnelle.

Il ne fait aucun doute pour la direction de Pavex que l’augmentation considérable du coût des produits pétroliers a des répercussions significatives sur les opérations de l’entreprise. D’autant plus que les augmentations du coût de l’essence et du diesel ne sont pas indexées dans les contrats.

« Par exemple, le véhicule de transfert de matériaux (VTM) que l’on voit en avant de la paveuse consomme 340 litres de diesel par jour. L’augmentation de 1$ du litre se traduira par un coût supplémentaire de 30$ de l’heure », mentionne Luc Ménard, qui après 32 ans de service, occupe depuis quelques mois le poste de directeur général de Pavex à Saint-Félicien. Il succède à Martin Demers, toujours à l’emploi de l’entreprise à mi-temps.

« Si on fait le même calcul pour l’ensemble de notre flotte de camions et autres, ça devient exponentiel. À la fin de la journée, ça fait une grosse « baloune » de plus. »

Même situation pour le bitume

Le bitume, l’une des matières premières d’importance pour la fabrication de le l’asphalte, a également connu une augmentation record de 38% en un an. De quoi faire sourciller les gestionnaires de Pavex.

« À la fin de l’an dernier, ça nous coûtait 995 $ la tonne. Présentement, le coût a grimpé à 1 375 $ la tonne. »

Les contrats prévoient toutefois une indexation du coût du bitume en ce qui a trait aux ententes avec les ministères et les municipalités.

« Lorsqu’on dépose une soumission, le prix de référence du bitume inscrit est celui en date du jour. S’il augmente, nous sommes indexés. Par contre, pour le diesel que l’on consomme avec notre machinerie, c’est à notre charge. Quand je vois le coût à 2,50 $ du litre, on ne la trouve pas drôle », souligne le DG, qui espère toutefois que ses clients ne diminueront pas le nombre de contrats pour respecter le budget prévu.

Grosse saison en vue

Les appels d’offres déjà déposés par le gouvernement et les autres clients de Pavex laissent présager une excellente année. Sans dévoiler le montant des contrats obtenus et ceux à venir, Luc Ménard confirme que les chantiers de pavage sur nos routes seront importants en 2022.

« De la mi-janvier à la mi-juin, nous aurons dépensé 2 M$ en préparation pour les contrats à réaliser d’ici la fin de l’automne. Il reste encore plusieurs beaux contrats à obtenir. Si on les remporte, notre carnet de commandes sera rempli au maximum. »

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