Un dernier hommage aux Ursulines de Roberval

Par Daniel Migneault

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La communauté religieuse des Sœurs Ursulines fait ses adieux à Roberval après 129 ans de présence. Plus de 1000 personnes ont assisté à la cérémonie à l’église Notre-Dame de Roberval dimanche le 4 septembre dernier.

C’est l’évêque du Diocèse de Chicoutimi, Mgr André Rivest, qui a présidé la messe. Une forte pluie s’est abattue sur l’église pendant une bonne partie de la célébration, comme si le Seigneur lui-même pleurait leur départ.

D’entrée de jeu, un diaporama retraçant l’histoire de ces pionnières a été présenté aux convives. Par la suite, le Curé Joseph-Ernest Lizotte, qui était en poste en 1882, et Mère-Saint-Raphaël, celle qui a été la première supérieure à Roberval, sont venus eux-mêmes parler des débuts de la congrégation. Ils étaient bien sûr personnifiés par des comédiens.

Il faut se rappeler que la première école ménagère au Canada a été créée à Roberval. Les Ursulines ont formé des centaines de jeunes femmes à devenir de bonnes maîtresses de maison dans un milieu où l’agriculture était prédominante.

Benoît Bouchard a aussi livré un témoignage sur leur contribution : « Il y a une critique injuste aujourd’hui envers l’Église. Jamais une communauté comme la nôtre n’aurait ou survivre sans les religieuses. C’est une partie d’elle-même qu’elles restent derrière. Il faut autant de courage pour partir que pour venir. La mémoire collective devra transmettre leur histoire », espère-t-il.

Mgr André Rivest a consacré son homélie aux Ursulines : « Cette heure est chargée d’émotions : reconnaissance, déchirement, tristesse s’entremêlent. L’église est remplie. Les gens du Lac sont présents. Les gens d’ici sans vous ne seraient pas ce qu’ils sont », croit-il.

Des représentants de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets, de la Ville de Roberval et de la communauté des Sœurs Notre-Dame-du-Bon-Conseil ont aussi tenu à adresser de bons mots aux Ursulines.

Sœur Michèle Leblanc a pris la parole aux noms des Ursulines : « Nous quittons sans quitter. Les souvenirs et les prières n’ont pas de frontières. Il faut toujours suivre le Seigneur là où ils nous appellent », mentionne-t-elle.

« Merci pour votre foi sur laquelle notre communauté chrétienne peut s’appuyer », a remercié l’abbé Jean Gagné.

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