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La pandémie finie, la « folie du voyage » surgit

Yohann Harvey Simard
Le 10 mars 2023 — Modifié à 08 h 20 min le 10 mars 2023
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

La pandémie finie, la « folie du voyage » surgit

Après le grand creux de la pandémie, les agences de voyages ont enfin repris leur vitesse de croisière. Plusieurs d’entre elles affirment même que les voyages ne se sont jamais aussi bien vendus.

« On ne savait pas à quoi s’attendre, mais on est très satisfaits! », se réjouit Michèle Néron, agente de voyages pour les succursales de Groupe Voyages Québec de Roberval, de Saint-Félicien et de Dolbeau-Mistassini. Elle soutient que les ventes se comparent à nouveau aux chiffres prépandémiques.

Même son de cloche à Alma, où la demande est « inégalée », selon Isabelle Bouchard, directrice générale de L'Agence par Groupe Voyages Québec d’Alma.

Si cette dernière croit que les agences « battent des records partout », elle est certaine que c’est le cas de la sienne alors que les ventes y sont supérieures qu’à celles de 2019. « C’est la folie voyage! »

Les inquiétudes s’amenuisent

À Roberval, Michèle Néron indique que certaines craintes subsistent au sujet de l’Europe, qui connaît une légère baisse de popularité en raison de l’instabilité politique générée par la guerre en Ukraine.

Quant aux inquiétudes liées à la COVID-19, elles se font de moins en moins importantes. Du même avis, Isabelle Bouchard affirme qu’à Alma, elle n’a « à peu près plus personne qui pose de questions par rapport à ça. »

Augmentation de prix, pas de problème

Ceux qui ont récemment passé un séjour dans les Caraïbes ont pu le constater : le prix des tout-inclus a augmenté.

Néanmoins, après presque trois ans de pandémie, le désir de voyager de plusieurs est à ce point irrépressible que l’argent ne constitue pas une barrière, explique Isabelle Bouchard.

« Les gens nous disent presque tous qu’ils ont été trois ans sans voyager. Les gens n’ont pas vraiment de limite de budget. Ils sont plus ouverts à payer cher, ils veulent vraiment voyager. Ils prennent la totale! »

« Les gens veulent profiter de la vie. Et en plus, au Lac-Saint-Jean, les gens ont quand même des sous. Ici, on ne paie pas des millions pour nos maisons », complémente Michèle Néron.

Outre l’inflation générale, l’augmentation des prix serait attribuable à un déséquilibre entre l’offre et la demande, explique Gino Villeneuve, copropriétaire de Club Voyages d’Alma.

« Il y a autant de demande, sinon plus, en même temps qu’il y a moins d’offre. Les pays étrangers vivent les mêmes problèmes post-COVID-19 que nous en termes de pénurie de main-d’œuvre. Il y a moins de vols. Beaucoup d’hôtels sont ouverts à seulement 70% de leur capacité, donc ils ne sont pas capables d’accueillir autant de monde qu’avant. »

L’avenir des agences garantie

Par ailleurs, l’ensemble des agents de voyages interrogés estiment que la survie de leur métier est assurée pour encore plusieurs années malgré la présence de l’Internet.

Selon eux, les nombreux contretemps occasionnés par la pandémie ont prouvé que les agences de voyages permettaient d’offrir un filet de sécurité efficace à leurs clients, et ce, pour à peine quelques dollars de plus que les forfaits offerts en ligne.

« À mon avis, il ne devrait même plus y avoir de gens qui réservent sur Internet », conclut Isabelle Bouchard.

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