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Une vie familiale bien remplie

Le 25 février 2024 à 05 h 33
Par Jean Tremblay - Journaliste

Détenteur d’une maîtrise en administration de l’Université Laval, obtenue en 1946, Paul Leclerc a écrit une thèse sur les pâtes et papiers. Une formation qui lui a permis, à sa sortie de l’université, de se joindre à l’équipe familiale qui possédait l’entreprise L.W. Leclerc Meubles dont les magasins avaient pignon sur rue à Saint-Félicien, Roberval, Normandin, Dolbeau et Chibougamau.

« Sa mère Georgette Ouellet a perdu son mari, Léandre-Welly Leclerc, à l’âge de 38 ans. Elle ne s’est jamais remariée. Elle s’est fait courtiser, mais les enfants n’étaient pas d’accord », explique, en ricanant, sa fille Madeleine Leclerc.

« Elle avait, pour l’aider à opérer les commerces, ses demi-frères. Des Fortin de Dolbeau. Par la suite, mon père les a rejoints », ajoute l’un de ses fils, Guy Leclerc.

À l’époque, pour procéder aux achats des commerces il fallait avoir une maîtrise de la langue anglaise. Pour apprendre la langue de Shakespeare, il s’est donc rendu à Boston pour étudier l’anglais pendant trois mois.

« Les fournisseurs étaient des anglophones. Lorsque je me rendais à Montréal ou encore à Toronto pour les achats, tout se faisait en anglais », relate le centenaire.

Chauffeur pour ses enfants

Son parcours en affaires ne l’empêche pas de s’occuper de sa famille. Père de cinq enfants : Louis, Madeleine, Hélène, Dominique et Guy, il les a, pendant plusieurs années, conduits dans divers centres de ski pour y participer aux compétitions régionales.

« Dans mon enfance, c’était notre chauffeur. Il nous a toujours trimballés sans hésitation. Lorsque le printemps arrivait et durant l’été, il nous amenait avec ma mère à la Branche-Ouest où il était membre, pour y pêcher la truite. Nous allions près d’un petit ruisseau et la pêche était bonne. À l’automne, il allait à la chasse avec ma mère », se rappelle Madeleine Leclerc.

Aide à l’école

Son côté intellectuel, avec en poche sa maîtrise en administration, lui a permis d’aider ses enfants dans leurs études, principalement pour la composition de texte.

« Lorsqu’on avait des dissertations à produire, on lui donnait le sujet et il nous aidait à les composer. On lui demandait de ne pas utiliser trop de beaux mots », explique sa fille.

Aujourd’hui, sa famille le lui rend bien. Ses enfants l’épaulent afin qu’il puisse encore vivre dans sa maison et avoir toutes les attentions nécessaires.

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