Depuis le 17 novembre dernier, à l’occasion d’une rencontre avec Thierry Fournier, conseiller politique au ministère des Finances du Québec, les démarches de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) de Roberval pour que Québec assume les frais d’un deuxième appareil auditif n’ont franchi aucune nouvelle étape significative.
L’organisme travaille depuis plus de cinq ans sur cette demande de changement à la RAMQ. « Récemment, nous avons obtenu une subvention de la Fondation Mirella et Lino Saputo pour retenir les services de Marc-André Leclerc de la firme National dont il est directeur. Il travaille avec nous, depuis février 2025, sur ce projet, depuis un an », explique Claudine Brassard, directrice générale de l’AQDR de Roberval.
« Il nous a ouvert plusieurs portes au gouvernement, mais le remaniement ministériel de septembre dernier a eu pour effet de ralentir tout le processus », ajoute-t-elle.
À l’heure actuelle au Québec, un travailleur a droit, lorsqu’il en a besoin, au remboursement de deux appareils auditifs par la Régie de l’Assurance-maladie du Québec (RAMQ), soit un pour chaque oreille. Cependant, la RAMQ n’en couvre qu’un seul dès que celui-ci prend sa retraite.
Surdité bilatérale
« Des études démontrent que 70 % des personnes ayant besoin d’une prothèse auditive souffrent de surdité bilatérale. De plus, la majorité des prothèses auditives sont utilisées par des personnes de 60 ans et plus. Comme les personnes retraitées sont plus susceptibles de se retrouver avec des revenus moindres, cette situation n’est ni plus ni moins qu’une aberration », peut-on lire dans le document déposé à l’attaché politique.
Remboursement de deux appareils
La démarche de l’AQDR vise donc à bonifier le programme d’aide prévu au Règlement sur les prothèses auditives de la RAMQ pour permettre le remboursement de deux appareils auditifs.
« Cette initiative est une occasion concrète de remettre de l’argent dans les poches des personnes retraitées, en plus de générer des économies substantielles pour le gouvernement. Pour le gouvernement il s’agirait d’un investissement additionnel pour le remboursement d’une deuxième prothèse de 133 M$ sur 5 ans et des économies potentielles pour le gouvernement (moins d’admissions aux urgences, d’hospitalisation et de soins de santé) de 1,04 G$ sur cinq ans. Pour chaque dollar investi, Québec économiserait 8,90$.