Chroniques

Temps de lecture : 1 min 36 s

On a perdu la carte !

Le 24 avril 2025 — Modifié à 07 h 00 min
Par Stéphanie Gagnon

Il y a des décisions qui ne font pas de sens. Il m’arrive souvent d’en prendre, comme celle d’acheter de l’hummus de façon ponctuelle alors que systématiquement, les petits plats viennent à humousser dans le frigo parce que personne chez moi n’en mange jamais, sauf une cuillère quand je décide que mon corps est un temple.

Tsé. C’est limité comme dommage, acheter de l’hummus. Il y a toutefois des décisions qui ont un impact réel et important sur le quotidien d’un tas de gens, mais qui semblent prises à la légère autant que mon achat de trempette santé. Je parle ici du redécoupage de la carte électorale fédérale qui (dans le but d’équilibrer les populations entre circonscriptions) fait que quatre municipalités de la MRC Maria-Chapdelaine et quatre de Lac-St-Jean-Est se retrouvent à voter dans Jonquière… Ah, et avec un petit bout de Chicoutimi aussi, tant qu’à délirer.

Cohérence, où es-tu?

On a beau croire à l’équité démocratique, on a des municipalités qui se retrouvent arrachées à leur secteur pour que ça balance. Comme un casse-tête où on a oublié de se demander si les morceaux fittent.

Prenons par exemple Saint-Eugène-d’Argentenay, charmante municipalité où j’ai eu l’occasion séjourner pendant quelques semaines l’été dernier. Les résidents de St-Eugène seront désormais représentés par un(e) député(e) qui ne couvre même pas l’essentiel du territoire qui l’entoure. Géographiquement c’est une enclave et politiquement, c’est un orphelinat!

Je ne parle même pas des volets économiques, sociaux…

Cette réforme est purement et froidement quantitative. On compte les têtes, on tasse les réalités. On joue au Tetris avec les communautés, comme si on pouvait déplacer les frontières avec la même insouciance qu’on déplace des blocs.

Les régions ne sont pas que des nombres sur une carte. Ce sont des réseaux, des habitudes, des histoires communes. Et elles ont le potentiel d’être bien représentées quand les élus en maîtrisent les enjeux parce qu’ils y vivent, pas parce qu’ils les visites huit fois par mandat.

Alors oui, bravo pour l’équilibre démographique. Mais à quoi bon si on perd tout le reste en chemin? Le sentiment d’appartenance, la proximité, le bon sens? Ah, pis éventuellement le goût de voter, parce qu’on se sent détaché.

La carte ne fait plus de sens, mais on s’en fout hein? Vu que maintenant, tout ça tient parfaitement sur une feuille Excel.

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