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Histoires d’horreur racontées par des survivantes de pensionnats autochtones

Jean Tremblay
Le 21 juillet 2022 — Modifié à 16 h 55 min le 21 juillet 2022
Par Jean Tremblay - Journaliste

Histoires d’horreur racontées par des survivantes de pensionnats autochtones

Le départ de la Marche La Grande Marche Puamun Meshkenu pour la guérison fut l’occasion pour des survivantes de pensionnats autochtones de raconter avec beaucoup d’émotion ce qu’elles ont vécu ou ce que leurs proches ont subi durant cette période de noirceur de l’histoire du Québec.

Thérèse Thelesh Bégin de Mashteuiatsh raconte qu’un jour on l’a arraché de ses parents.

« En 1960, à l’âge de 10 ans, alors que je vivais en territoire avec mes parents on est venu me chercher pour me transférer dans le pensionnat autochtone de Pointe-Bleue. J’y ai vécu beaucoup d’horreur. »

Le traitement imposé aux jeunes filles autochtones relève aujourd’hui de l’invraisemblable.

« Les religieuses nous lavaient, à l’aide d’une brosse et d’un savon brun, dans un bain rempli d’eau bouillante dans laquelle elle ajoutait de l’eau de javel pour blanchir la peau, raconte-t-elle en pleurs. Elles considéraient les enfants amérindiens comme sales. »

Du savon dans la bouche

Dès leur arrivée dans le pensionnat autochtone on leur exigeait de plus parler leur langue maternelle sous peine de sévices.

« On me rentrait un savon dans la bouche pour que je parle en français. C’était horrible », ajoute-t-elle avec émotion.

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