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Pénurie de main-d'oeuvre : le Centre de services scolaire Pays-des-Bleuets sur la corde raide

Serge Tremblay
Le 02 septembre 2022 — Modifié à 08 h 45 min
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

La rentrée scolaire cause tout un casse-tête au Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets, qui doit jongler avec la pénurie de main-d’œuvre dans toutes ses sphères d’activité. L’institution est en voie d’être prête pour la rentrée, mais c’est une longue année qui s’annonce.

Le secteur des services directs à l’élève, ce qui comprend l’enseignement, les services de garde et l’éducation spécialisée, figure parmi les plus touchés par la rareté de la main-d’œuvre.

Au début de son processus d’embauche et de préparation de la nouvelle année scolaire, la direction des ressources humaines avait environ une centaine de postes à combler dans l’ensemble de ses activités. Du seul côté de l’enseignement, une soixantaine d’enseignants manquaient à l’appel, ce qui inclut à la fois des temps pleins et partiels.

« Le portrait évolue de jour en jour et même d’heure en heure, mais nous sommes en voie d’être prêts pour la rentrée scolaire. Actuellement, les services de garde demeurent le gros enjeu et l’on sait que c’est un service extrêmement important pour les parents. La situation continuera d’évoluer en cours d’année avec les congés, les départs, les maladies, etc. », expliquait Nadia Tremblay, directrice des ressources humaines au Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets, quelques jours avant la rentrée.

Années difficiles en vue

Et selon toute vraisemblance, ce n’est qu’un début. Nadia Tremblay affirme de que de façon réaliste, nous n’en sommes qu’au début de la vague alors que de nombreux autres départs à la retraite sont à venir sur un horizon de quelques années.

« La situation sera plus difficile dans les prochaines années. Nous sommes aussi probablement quelques années en avance par rapport à d’autres Centre de services scolaire, car nous sommes plus éloignés et il est plus difficile d’attirer des gens chez nous. On doit travailler beaucoup sur la satisfaction, la santé et le bien-être pour être attractif et aussi assurer la rétention de nos employés. »

En ce sens, Nadia Tremblay précise que l’équipe des ressources humaines est à revoir plusieurs de ses façons de faire pour être plus moderne dans ses activités, entre autres pour le recrutement.

Plus difficile dans Domaine-du-Roy

La semaine dernière, un salon de l’emploi a eu lieu dans quelques écoles du territoire.

« Nous devons faire le tri, mais nous avons reçu autour d’une centaine de candidatures, ce qui est très encourageant. Nous en avons toutefois reçu davantage dans le secteur nord (Maria-Chapdelaine). C’est plus difficile dans le secteur sud (Domaine-du-Roy) où la pénurie de main-d’œuvre est marquée. Nous avons eu plus de candidatures à Dolbeau-Mistassini que Saint-Félicien et Roberval ensemble. »

Malgré tout, ces candidatures additionnelles arrivent à point et devraient permettre à l’équipe des ressources humaines de pourvoir plusieurs postes dans différents secteurs d’activité. La direction des ressources humaines a notamment bon espoir de pouvoir débloquer rapidement de nouvelles places en services de garde.

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