Le porte‑parole du Parti Québécois en matière d’immigration, d’intégration et de francisation, ainsi que député d’Arthabaska, Alex Boissonneault, a rendu publics les résultats d’un sondage Léger portant sur la perception qu’ont les Québécois des seuils d’immigration.
Selon ce sondage, 83 % des répondants s’opposent à une augmentation des seuils d’immigration au Québec. Plus encore, 52 % souhaitent une réduction du nombre d’immigrants admis, qu’ils soient permanents ou temporaires. Du côté de l’immigration temporaire, 86 % des participants rejettent l’idée d’en augmenter le nombre, et la moitié d’entre eux souhaitent même une diminution.
Alex Boissonneault estime que ces résultats confirment l’appui de la population aux positions défendues par son parti en matière d’immigration.
« Ce sondage confirme l’adhésion de la population québécoise à notre position : la course à l’augmentation continuelle des seuils d’immigration est une erreur. Au contraire, pour une majorité de Québécois, la ligne a déjà été franchie. Il est nécessaire de réduire le nombre d’immigrants », a-t-il déclaré. Selon lui, certaines organisations réclamant l’absence de limites aux capacités d’accueil du Québec sont « en déconnexion » avec la perception réelle de la population.
Le député critique également les appels à la naturalisation automatique de tous les résidents temporaires, jugeant que cette proposition ne correspond pas à la volonté des Québécois. Il plaide plutôt pour une planification plus réfléchie de l’immigration, axée sur la réussite et l’intégration des nouveaux arrivants.
« Les impacts sur la crise du logement, sur le déclin du français et sur notre capacité à livrer des services sont indéniables et ont été démontrés par de nombreuses études. Je crois que les Québécois comprennent très bien cela. », a expliqué le député.
Tout en rejetant l’idée que cette position puisse être qualifiée de « fermée », le porte‑parole affirme que son parti plaide pour un équilibre permettant aux jeunes d’accéder à la propriété, de faire progresser le nombre de locuteurs francophones et d’offrir des services de santé et d’éducation à toute la population, y compris aux immigrants.