Chroniques

Temps de lecture : 1 min 32 s

La jasette de la gazette

Sagamie mon amie

Le 02 mai 2026 — Modifié à 06 h 51 min le 30 avril 2026
Par Stéphanie Gagnon

Tête fleurie, bédaine bleue, pieds cuivrés…

Je ne sais pas si tout le monde a ce référent, c’était une mascotte en forme de bleuet qui était l’hôte de capsules documentaires sur le Saguenay-Lac-Saint-Jean dans les années quatre-vingt et qu’on nous présentait en classe.

Avec le trafic de quick aux fraise pour parfumer les berlingots de lait d’avant la récré et les sorties à feu-le-village de la sécurité routière, ça faisait partie des moments exhaltants du parcours primaire dans ces années-là.

Sagamie, c’est la contraction entre du «Sa» de Saguenay et du «gami» de Piékouagami. C’est aussi le nom de dépanneurs locaux qui a été fondée dans la région.

C’est plus qu’ironique que la bannière opère encore sous ce nom, avec la décision de ne plus tenir les produits de la Laiterie de La Baie et de Nutrinor en tablette dès le 1er mai. Une entente d’approvisionnement avec Agropur remplacera l’approvisionnement local en produits laitiers.

J’trouve ça difficile à avaler, avec ou sans quick aux fraises. Les entreprises ne sont pas interchangeables sans que ça ait de conséquences. La Laiterie de La Baie et Nutrinor, c’est des fleurons qui portent une identité, qui créent des emplois ici, et les effacer des rayons, c’est pas optimiser un réseau, c’est amputer un territoire de sa visibilité, voire sa souveraineté économique.

J’aimerais qu’on m’explique la cohérence que les dépanneurs Sagamie ferment leurs portes à des entreprises qui ont une présence concrète dans notre quotidien. Acheter local, c’est tu juste une théorie ? C’est tu juste sur les épaules des consommateurs que repose le concept ?

Serge Nadeau, un conseiller à la haute direction du groupe Beaudry qui a acheté la bannière Super Sagamie en 2023, dit : «le but c’est réellement de s’assurer de bien répondre aux consommateurs».

Laisse-moi rire, Serge, et te répondre ceci : le bien des consommateurs passe par le choix. Je n’achèterai pas de lait Agropur, je ne sens pas que cela «me sert bien» comme consommatrice. Je sens que ça me nuit, même.

Ta phrase se veut rassurante mais elle cache toute la froideur de la démarche qui se cache en arrière, et dont on connait le refrain : les décisions se prennent à distance, pis localement on subit.

À go, on continue à boire local !

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 7h00

Un été de Bleuet

Je ne suis pas encore en vacances. J’ai hâte. Ça s’en vient. Je vois passer des publications de mes amis en camping, au bord d’une rivière ou d’un lac, dans une piscine, à la pêche. Bon, c’est vrai que la vie semble parfaite sur les réseaux sociaux. Faut s’en méfier. Certaines circonstances font en sorte que je ne prévois pas être très sorteux cet ...

Publié le 6 août 2026

La vérité sur la vente de la cogénération à Saint-Félicien

Le saviez-vous ? Saint-Félicien a bien failli perdre sa centrale de cogénération. Green Leaf Power, avait carrément l’intention de la démanteler. L’usine n’étant plus rentable, la compagnie américaine s’apprêtait à vendre les équipements aux États-Unis et à mettre la clé sous la porte. Il aura fallu l’intervention rapide de plusieurs acteurs clés du ...

Publié le 30 juillet 2026

Une campagne en sandales

Alors comme ça on vient de nous « sacrer » dans les pattes une élection à la fin août, alors que ce sera (encore) le temps des vacances pour plusieurs, le rush de la rentrée scolaire pour d’autres, les récoltes, et bien souvent un nouveau départ annuel au sein de plusieurs entreprises. Bravo… Pas le choix, faut s’y faire. Daniel Gobeil : surfer ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES