Après le départ de l’ours blanc mâle Yellé, il y a quelques jours, vers le Zoo de Calgary, le Zoo sauvage de Saint-Félicien a accueilli vendredi dernier Humphrey, qui fera connaissance avec les deux femelles Milak et Aïsaqvak. Le nouveau pensionnaire a été prêté par l’Aquarium du Québec.
Sur sa page Facebook, le Zoo sauvage explique qu’au Canada, seules six institutions ont la garde d’ours blancs. Les collaborations et les transferts entre ces établissements sont donc essentiels pour assurer le bien-être et la diversité génétique des populations sous soins humains. C’est grâce à l’excellence des soins prodigués à nos ours au Zoo sauvage que de telles collaborations sont possibles.
« D’ailleurs, un petit clin d’œil à l’histoire : les derniers oursons nés au Zoo en 2018 vivent aujourd’hui à l’Aquarium du Québec. L’arrivée d’Humphrey témoigne de ces liens précieux entre institutions qui travaillent ensemble pour l’avenir de l’espèce. »
Une décision réfléchie
« Nous savons que plusieurs d’entre vous ont été touchés par le départ de Yellé. Sachez que chaque décision est prise avec beaucoup de réflexion, toujours dans le meilleur intérêt des animaux et de la conservation. »
En attendant, Humphrey s’adaptera dans une transition douce, sans brûler d’étapes, puisqu’il est accompagné par les gardiens animaliers de l’Aquarium, qui le connaissent si bien.
Habitat
Le Zoo sauvage de Saint-Félicien avait inauguré en 2018 un nouvel habitat pour ses ours polaires, à la suite d’un projet de réaménagement majeur amorcé quelques années plus tôt. L’installation visait à répondre à des exigences accrues en matière de bien-être animal et à offrir des infrastructures mieux adaptées aux besoins de l’espèce.
Le nouvel habitat couvre une superficie d’environ 6500 mètres carrés soit un espace nettement plus vaste que les installations précédentes. La profondeur et la configuration du bassin ont été conçues pour favoriser des comportements naturels, comme la plongée.
L’espace terrestre comprend plusieurs zones distinctes, incluant des surfaces rocheuses, des pentes et des aires ombragées. Ces aménagements visent à encourager les déplacements et à diversifier l’environnement quotidien des animaux.
Du côté du public, des passerelles et des points d’observation ont été intégrés autour de l’habitat, incluant des zones permettant d’observer les animaux sous l’eau. Le parcours est complété par des panneaux informatifs portant sur la biologie de l’ours polaire, son aire de répartition et les impacts des changements climatiques sur son habitat naturel.