La Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) s’apprête à mener, au cours de l’été, une importante opération de pulvérisation visant à freiner la propagation de la tordeuse des bourgeons de l’épinette.
Au total, plus de 647 000 hectares de forêts particulièrement infestées par cet insecte répartis dans douze régions administratives, dont 178 918 hectares au Saguenay–Lac-Saint-Jean, seront traités dans le cadre de ce programme commandé par le gouvernement du Québec.
Pour la région spécifiquement, Québec a annoncé un soutien financier de 16,6 M$ pour lutter contre cet insecte ravageur. Cet investissement permettra de poursuivre les programmes de protection des peuplements au moyen de pulvérisations aériennes d’insecticide biologique ainsi que d’autres mesures, telles que la récolte préventive des forêts vulnérables, l’utilisation de traitements sylvicoles adaptés et la récupération de forêts ayant une proportion variable d’arbres morts.
En plus des forêts publiques, la SOPFIM prévoit aussi protéger près de 8 100 hectares de forêts privées aménagées qui n’ont pas encore atteint leur maturité appartenant à des producteurs forestiers.
Pour mener à bien ce mandat, douze bases d’opérations ont été mises en place sur le territoire québécois. Dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, les activités seront coordonnées depuis une base située à Dolbeau. Les pulvérisations aériennes devraient débuter vers la fin du mois de mai et se poursuivre tout au long de juin.
L’insecticide utilisé, le Bacillus thuringiensis variété kurstaki (Btk), est un produit biologique sans danger pour la santé humaine, la faune, la flore et l’environnement couramment employé en foresterie assure la SOPFIM. Le produit est par ailleurs homologué par Santé Canada.
Rappelons que la tordeuse des bourgeons de l’épinette est reconnue comme l’insecte défoliateur le plus important des forêts de conifères au Québec. Elle s’attaque principalement aux nouvelles pousses des sapins et des épinettes, entraînant un rougissement caractéristique du feuillage en été.
Le programme de protection mis en œuvre par le gouvernement ne vise toutefois pas à éradiquer l’espèce. L’objectif est plutôt de réduire les populations de tordeuses afin de préserver au moins 50 % du feuillage annuel des conifères.