Samedi, 20 juillet 2024

Culture

Temps de lecture : 1 min 18 s

Découvrir les œuvres du Capucin Guy Bruneau

Nouvelle exposition à l’Ermitage Saint-Antoine

Jean Tremblay
Le 17 mai 2024 — Modifié à 05 h 28 min le 17 mai 2024
Par Jean Tremblay - Journaliste

Le jeudi 9 mai dernier, l’Ermitage Saint-Antoine du Lac-Bouchette a inauguré une toute nouvelle exposition, au 3e étage du centre Elzéar DeLamarre.

L’exposition permet aux visiteurs de découvrir des artéfacts inédits datant des missions capucines et une présentation originale de tableaux de l’artiste pluridisciplinaire et Capucin Guy Bruneau.

« Il est né le 12 mars 1921 à Hull et il a occupé, entre autres, les fonctions de vicaire, à Lac-Bouchette de 1956 à 1971 », raconte le Père Sylvain Richer, recteur de l’Ermitage Saint-Antoine.

« Ses voyages et ses engagements religieux ont marqué son œuvre, sa vie et sa personnalité. Comme tous les artistes, il était hyper sensible. De plus, de nature timide, il aimait vivre dans la solitude. Je l’ai visité dans son atelier à Saint-Nicolas. Il vivait dans une roulotte seule et ne se plaignait pas de cette solitude. De l’endroit où il résidait, il pouvait observer le fleuve Saint-Laurent et les Laurentides. C’est ce qui l’a beaucoup inspiré », ajoute le recteur.

Une inspiration qui révèle dans ses œuvres les deux dimensions importantes de sa vie.

« En premier lieu, sa foi. Plusieurs de ses peintures nous parlent de Dieu et de son expérience spirituelle. D’autres nous dévoilent le plan humain qu’il a vécu. Par exemple, il a été très marqué par son expérience au Mexique où il y a découvert la mentalité et l’expérience des Aztèques. Il a été impressionné par les injustices que vivait ce peuple. Guy Bruneau a donc peint une œuvre où l’on voit un Aztèque et Dieu qui sont réunis par une seule couronne d’épines », explique-t-il.

L’amour de la nature

Plusieurs des peintures de l’artiste ont comme source d’inspiration la nature.

« Durant toute sa vie, il a été soucieux de l’environnement. On remarque sur quelques toiles des paysages d’automne avec des feuilles mortes au sol. Il avait un amour inconditionnel envers la nature », conclut le recteur.

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