Culture

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Gervais Arcand : La piqure pour le théâtre

Le 23 avril 2022 — Modifié à 10 h 02 min
Par Julien B. Gauthier

C’est un bien heureux hasard qui amena Gervais Arcand sur les planches du Théâtre Mic-Mac de Roberval en 1983. Depuis, le comédien n’a jamais cessé de voir sa passion grandir, touchant à tous les volets du théâtre jusqu’à celui de metteur en scène.

« Je suis tombé dans ça comme un enfant dans un magasin de bonbons », raconte Gervais Arcand pour illustrer son amour du théâtre.

Une histoire d’amour qui dure depuis bientôt 40 ans et qui l’a mené à participer à une trentaine de productions.

Pour le retraité de l’usine de pâte de Saint-Félicien, le théâtre l’a pris par surprise.

« Je suis arrivé au Mic-Mac lors de la reprise du théâtre d’été au Mont-Plaisant en 83. J’étais seulement là pour aider à peinturer le décor pour une production. Le metteur en scène, Michel Marc Bouchard, avait besoin d’une personne de plus pour un exercice d’improvisation alors j’ai participé. Puis là, il m’a trouvé bien intéressant et ça n’a jamais arrêté depuis ce temps-là! »

Un coup de cœur pour le jeu qu’il vécut dans sa première production, Le retour inattendu de Frank Paradis.

Mais aussi un coup de cœur pour les œuvres de l’auteur Michel Marc Bouchard.

« Tous ses textes ont été hallucinants à jouer. C’est un gars qui parle et pense comme nous autres. Le Chemin des Passes-Dangereuses a été la pièce qui m’a le plus touché. »

Des moments magiques

Le monde du théâtre a aussi fait vivre au comédien des moments inoubliables.

« Il y a eu des coïncidences incroyables entres autres avec Les Muses orphelines qu’on jouait lors de la Veillée pascale. Et puis dans le texte, on devait entendre sonner les cloches puis on a entendu les cloches de l’église Saint-Jean sonner exactement au bon moment. »

Mise en scène ou casse-tête?

Avec l’envie de relever de nouveaux défis, c’est à la mise en scène de la toute dernière du Mic-Mac, Ta maison brûle, que le public pourra ressentir l’univers d’Arcand.

Malgré les craintes du débutant, ce dernier se montre impatient de présenter le fruit de son travail.

« Quelqu’un a déjà dit que faire de la mise en scène, c’est un peu comme faire un casse-tête, mais tu n’as pas l’image sur le top de la boîte… Il faut bien ramasser tous les morceaux, les mettre ensemble et s’assurer que ça se coordonne bien. »

Suivant ses préférences scéniques, le metteur en scène promet une expérience visuelle particulière où des projections habilleront le décor de la pièce de Simon Boulerice présentée du 15 avril au 15 mai.

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