Dans un contexte marqué par une flambée des prix du pétrole, exacerbée par les tensions persistantes au Moyen-Orient, l’Office de la protection du consommateur du Canada a tenu à rappeler aux voyageurs les règles strictes qui encadrent les hausses des prix des services touristiques.
Selon l’Office, le Règlement sur les agents de voyages prévoit des situations bien précises dans lesquelles un agent de voyages peut augmenter le prix des services touristiques qu’il a déjà vendus.
C’est notamment le cas lorsque des transporteurs aériens imposent des frais supplémentaires en raison d’une hausse du coût du carburant. Toutefois, cette augmentation est assortie de conditions rigoureuses que les agents doivent respecter.
Ainsi, toute augmentation éventuelle doit être clairement prévue dans le contrat liant l’agent de voyages et son client. Une clause spécifique doit y figurer et contenir l’ensemble des renseignements exigés par le Règlement. De plus, cette clause doit être portée expressément à la connaissance du client avant la conclusion du contrat. Concrètement, lorsque le contrat est conclu en personne, l’agent de voyages a l’obligation de transmettre cette information à la fois oralement et par écrit, et ce, avant que le client ne s’engage.
L’Office de la protection du consommateur rappelle également que lorsque la hausse du prix des services touristiques atteint ou dépasse 7 % de leur coût initial — excluant la taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente du Québec (TVQ) — le consommateur bénéficie de droits supplémentaires. Il peut alors choisir entre un remboursement intégral et immédiat des services achetés ou la prestation de services touristiques similaires.
Enfin, une protection supplémentaire s’applique aux voyageurs. Aucune augmentation de prix des services touristiques ne peut être imposée dans les 30 jours précédant la date prévue pour leur prestation.