Vendredi, 10 juillet 2026

Économie

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Les Canadiens se serrent la ceinture pour l’été 2026, selon un sondage

Le 26 mai 2026 — Modifié à 15 h 59 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Un récent sondage de la TD révèle que les pressions persistantes liées au coût de la vie entraîneront une révision à la baisse des dépenses estivales pour une part importante de la population canadienne.

Ainsi, 35 % des Canadiens affirment qu’ils prévoient dépenser moins au cours de la saison chaude. Parmi ces répondants, 40 % pointent directement du doigt la hausse des coûts de transport comme facteur déterminant.

En parallèle, près des deux tiers (62 %) indiquent qu’ils comptent réorienter leur budget vers des dépenses essentielles, telles que l’épicerie, le carburant et le logement.

Le secteur du voyage apparaît particulièrement affecté. Au total, 44 % des personnes sondées disent que la hausse des coûts, notamment ceux de l’essence et des billets d’avion, influence leurs décisions de voyage cet été.

Même parmi ceux qui choisissent tout de même de voyager, 61 % indiquent qu’ils réduiront les dépenses liées au voyage. Parmi les endroits où faire des économies, 46 % des voyageurs canadiens indiquent ne pas avoir l'intention de souscrire une assurance voyage cet été.

« Lorsque les budgets de voyage sont déjà étirés au maximum, renoncer à l'assurance voyage peut sembler un moyen facile d'économiser. Or, des événements comme l'annulation d'un voyage ou une urgence médicale imprévue peuvent rapidement devenir coûteux. », souligne Patricia Foley, vice-présidente associée à la TD.

Face à aux contraintes budgétaires, 76 % des Canadiens prévoient donc rester au Canada cet été, tandis que 55 % entendent explorer leur propre province et 41 % envisagent de visiter d’autres régions du pays.

La génération Z dépense différemment

En contraste avec la tendance générale à la modération, la génération Z adopte une approche distincte. Les jeunes adultes se montrent en effet plus enclins à maintenir, voire à augmenter leurs dépenses estivales. Ainsi, près d’un Canadien sur quatre (24 %) issu de cette cohorte prévoit dépenser davantage.

Cette dynamique s’explique en partie par des facteurs sociaux. Environ 32 % des membres de la génération Z affirment ressentir une pression sociale influençant leurs choix de consommation estivale, soit plus du double de la moyenne nationale (14 %).

Les priorités de dépense de cette génération pour l’été se concentrent sur les expériences comme les sorties dans des restaurants populaires (29 %), les activités à partager ou dignes d'être immortalisées en photo (28 %), les voyages (24 %), ou encore les événements comme les concerts et festivals (22 %).

Malgré cette volonté de profiter de l’été, les jeunes adultes canadiens n’en demeurent pas moins conscients de leurs limites financières. Ainsi, 64 % des répondants de la génération Z invités à des mariages cet été disent avoir déjà décliné certaines invitations ou opérer une sélection plus stricte, comparativement à 48 % pour l’ensemble de la population.

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