À seulement 13 ans, Samuel Poirier continue de tracer sa voie parmi l’élite du patinage de vitesse courte piste. Le patineur des Lames filantes de Roberval a remporté, pour une deuxième année consécutive, le Championnat canadien-est, une compétition regroupant 120 des meilleurs athlètes de 11 à 13 ans provenant de l’Ontario, du Québec et des provinces maritimes.
« C’est une grosse fierté pour moi, surtout que ça n’a pas été facile », confie le jeune athlète, qui devait composer avec un statut de favori après sa victoire de l’an dernier.
« Comme j’avais gagné, j’avais plus une cible dans le dos, on voulait me battre. Mais je savais plus à quoi m’attendre grâce à mon expérience. »
Une victoire au cumulatif
Samuel Poirier a pris part à trois distances lors du championnat. Au 400m, il a su profiter de circonstances imprévues pour monter sur le podium.
« Il y a eu quelques chutes devant moi qui m’ont permis de gagner. Sans ça, je ne pense pas que j’aurais eu une médaille. »
Le Robervalois a ensuite terminé troisième au 1500m après une course chaudement disputée, avant de connaître un moment plus difficile au 800m.
« Je me suis fait pousser et j’ai chuté en demi-finale, donc j’ai fini en 6e place. J’étais fâché, mais je m’en suis remis rapidement puisque j’avais d’autres courses. »
Malgré cet incident, la constance de ses résultats lui a permis de terminer au sommet du classement cumulatif et de décrocher le titre pour une deuxième année d’affilée.
Un honneur au-delà de la performance
Au-delà de ses exploits sur la glace, Samuel Poirier s’est également distingué par son attitude. Il a reçu le prix du meilleur esprit sportif, une distinction remise à seulement cinq patineurs parmi les 120 participants.
« Je suis fier de remporter ça. Je ne savais même pas qu’on pouvait gagner un prix comme ça. C’est quasiment comme une victoire de plus. »
Un geste en particulier pourrait avoir fait la différence.
« Lors de l’épreuve du 400 m, je suis allé voir les patineurs qui avaient chuté pour m’assurer qu’ils étaient corrects. »
Sa mère, Geneviève Labelle, insiste d’ailleurs sur l’attitude constante de son fils.
« Samuel a toujours une bonne attitude à l’entraînement. Il parle à tout le monde, il s’applique dans ce qu’il fait et aide les autres. »
Cap sur l’élite
Les prochaines étapes s’annoncent prometteuses pour le jeune patineur. Dès cet été, il intégrera à temps plein le Centre d’entraînement Marc-Gagnon, un programme destiné aux athlètes élites.
« C’était un objectif pour moi d’y faire ma place. J’ai vraiment hâte. Je connais déjà bien les patineurs là-bas, et je vais pouvoir m’entraîner avec des plus vieux, donc apprendre d’eux. »
Des Jeux du Québec mémorables
Au cours de la dernière saison, Samuel Poirier a également pris part pour la première fois aux Jeux du Québec, une expérience qu’il n’est pas près d’oublier. Il y a remporté une médaille d’argent au 1000m et une de bronze au 500m.
Déjà, il vise un retour à cette compétition dans deux ans.
Un talent qui dépasse la glace pour Samuel Poirier
Si Samuel Poirier brille en patinage de vitesse courte piste, le jeune athlète de Roberval ne se limite pas à une seule discipline. À 13 ans, il se distingue aussi en ski alpin et en cross-country, deux sports dans lesquels il continue d’accumuler les performances remarquables.
Pour une quatrième année consécutive, il s’est qualifié aux Championnats provinciaux de ski alpin. L’été dernier, il a également obtenu son billet pour les Championnats provinciaux de cross-country.
« Je pratique aussi ces autres sports sérieusement. C’est important pour moi de faire plusieurs sports, surtout que j’aime vraiment ça les pratiquer », mentionne Samuel.
Loin de nuire à son développement, cette diversité sportive devient un véritable atout pour Samuel Poirier.
« Je sens que ce que j’apprends dans un sport m’aide dans les autres beaucoup. Ça me permet de me développer sur différents aspects. »
Cette polyvalence comporte toutefois certains défis.
« Des fois, c’est sûr que ça peut me demander une adaptation quand je recommence un sport. Je peux me mélanger dans les techniques, les positions », admet-il, tout en affirmant vouloir poursuivre ces trois sports le plus longtemps possible.
Un horaire chargé
Concilier trois sports exigeants demande une organisation rigoureuse. Le jeune athlète jongle avec un horaire bien rempli, dominé par le patinage de vitesse en semaine.
« J’ai des pratiques les lundis, mardis et jeudis soir, en plus d’un entraînement le samedi matin au Centre Marc-Gagnon à Chicoutimi. Le reste de la fin de semaine, je la consacre au ski alpin. »
À cela s’ajoutent les activités scolaires, dont un entraînement hebdomadaire en ski alpin au Mont Lac-Vert, ainsi qu’un cours de piano le mercredi soir.
« Il n’y a que les vendredis soir que j’ai congé ! », lance-t-il.
Faire des choix et des sacrifices
Avec un calendrier aussi chargé, certaines décisions deviennent inévitables.
« Des fois, je dois faire des choix, puisqu’il y a des compétitions de ski et de patin en même temps. Avec mes parents, on analyse le meilleur choix, celui qui ne me nuira pas de manquer. »
Un équilibre que la famille soutient pleinement, malgré les sacrifices que cela implique.
« Nous, les parents, on est fiers de lui. Ça demande beaucoup pour nous, mais il travaille fort, il est sérieux et on est content de le voir s’épanouir comme ça dans les sports », souligne sa mère, Geneviève Labelle.