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La scierie ­Bois ­Francs ­Bio ­Serra s’associe à ­BioChar ­Boréalis

Louis Potvin
Le 27 mai 2022 — Modifié à 15 h 35 min
Par Louis Potvin - Rédacteur en chef

La scierie ­Bois francs ­Bio ­Serra de ­Sainte-Monique s’associe à ­BioChar ­Boréalis afin de fournir de la matière première et développer différentes applications pour le biocharbon. Un partenariat d’affaires porteur pour cette vitrine technologique située à ­Mashteuiatsh.

Bois ­Francs ­Bio ­Serra, une division du ­Groupe ­Mono ­Serra, se spécialise dans la production de bois de planchers, les composantes de palettes et le bois. La scierie qui compte 130 employés utilise principalement l’essence de bouleau dans sa production, un avantage pour produire du biocharbon qui utilise les résidus non transformés.

« ­Les ­sous-produits du bouleau représentent un pourcentage plus important qu’un conifère, soit environ 65 %. Ils deviennent des matières premières de qualité pour la production de biocharbon. Pour nous, un partenariat avec ­BioChar ­Boréalis permet d’assurer la pérennité de notre entreprise », explique ­Mario ­Lemay, directeur général de ­Bois ­Francs ­Bio ­Serra.

En prime, l’entreprise bénéficie de portes d’entrée commerciales qui lui permettront d’écouler le biocharbon qu’elle produira éventuellement.

« ­En faisant partie du ­Groupe ­Mono ­Serra qui est distributeur en ­Amérique du ­Nord, nous pouvons vendre nos produits dans l’ensemble des grands magasins de surface comme ­Rona et ­Home ­Depot. Il s’agit d’une belle opportunité, » ajoute le ­DG.

Nouveaux débouchés

L’objectif de départ lors de la fondation de l’organisme sans but lucratif ­BioChar ­Boréalis visait à trouver de nouveaux débouchés pour la fibre forestière.

« ­Notre mission vise à intéresser des gens d’affaires à investir dans la filière du biochar. Aujourd’hui, nous avons une première application concrète avec le biochar. La scierie ­Bois francs ­Bio ­Serra devient le premier partenaire privé », a déclaré ­Mario ­Gagnon, président de ­BioChar ­Boréalis lors d’une visite des installations.

En 2017, l’organisation a conclu une entente de partenariat avec ­Agrinova qui opère les équipements installés dans une bâtisse construite par ­Pekuakamiulnuatsh ­Takuhikan.

« L’entente vise à opérer la bâtisse et le laboratoire qui s’y trouve. Autant pour la ­MRC du ­Domaine-du-Roy que le conseil des ­Montagnais, il était important d’en arriver là. On espère dans le futur qu’un réseau d’entreprises se développe autour de la filière du biocharbon », ajoute le président.

Rappelons que ­BioChar ­Borealis n’a pas été créée pour commercialiser et générer des profits. L’OSBL vise à développer différentes recettes pour des entreprises qui vont par la suite produire du biochar à grande échelle et le mettre en vente.

Possibilités infinies

La matière première peut être des copeaux de bois provenant d’une scierie ou encore de la biomasse forestière ou agricole. On y transforme la matière première en trois produits distincts : le biocharbon, de l’huile pyrolytique ou encore du syngaz.

Mario ­Gagnon, président de ­BioChar ­Boréalis, confirme l’arrivée d’un premier partenaire privé intéressé par la production et la vente de biocharbon et ses dérivés. (Photo ­Trium ­Médias – ­Jean ­Tremblay)

Les champs d’application du biochar et de ses composantes sont nombreux. « ­On peut utiliser ces produits pour, entre autres, servir de terreau pour les plantations de légumes ou de fleurs ou encore pour l’agriculture biologique. Il y a une forte expérimentation au niveau des producteurs agricoles dans tous les domaines », explique à son tour ­André ­Benoît, ­vice-président développement de ­BioChar ­Boréalis.

D’ailleurs, le nouveau partenaire pourra travailler avec des clients en agriculture, en horticulture, pour les grandes cultures et cultures spécialisées.

« L’équipe d’Agrinova a identifié plusieurs entreprises qui pourraient être intéressées par le biocharbon. Le contexte favorise grandement le biocharbon. L’aspect environnemental de la production du produit est très écologique. Il devient un apport exceptionnel pour les intrants utilisés pour l’agriculture », conclut ­André ­Benoît.

 

 

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