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Journée nationale de la vérité et de la réconciliation un passé qui ne doit pas être oublié

Jean Tremblay
Le 30 septembre 2022 — Modifié à 14 h 08 min le 30 septembre 2022
Par Jean Tremblay - Journaliste

Le deuxième rassemblement provincial de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation se tient ce vendredi à Mashteuiatsh. Jusqu’à 20h30 des activités sont offertes gratuitement sur le site de l’ancien pensionnat ainsi qu’au site de Transmission culturelle Uashassihtsh.

Plusieurs centaines de personnes provenant de communautés autochtones du Québec, dont certaines font partie des survivants des pensionnats autochtones, se sont données rendez-vous à Mashteuiatsh pour se rappeler du passé.

Lors de l’allocution d’ouverture des activités proposées aux personnes présentes, le chef de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan Gilbert Dominique a rappelé qu’il était le fils de parents qui avaient séjourné dans un pensionnat.

« Ma mère a refusé de nous apprendre la langue montagnaise pour éviter que l’on soit des victimes des sévices comme eux l’ont été parce qu’ils parlaient la langue du peuple », a déclaré le Chef.

Nombreuses activités

Le rassemblement proposait durant toute la journée une kyrielle d’activités : marche symbolique, inauguration de la plaque commémorative du mur de « Mushum », spectacle de Sakay Otawa, activités culturelles et artistiques, partage d’un repas, conférence avec Samian, spectacle de Rodrigue Fontaine et de Kessy Blackksmith et dégustation de gibier. En soirée les gens pourront assister au spectacle du groupe EInnutin. Finalement David Hart présentera, à 19h, la dernière prestation musicale.

Six pensionnats au Québec

Pour la communauté de Mashteuiatsh cette journée du 30 septembre porte maintenant le nom de Nitehi miam teuehikan – mon cœur est un tambour. Un comité d’ex-pensionnaires a choisi cette appellation.

Au Québec, six pensionnats ont existé : La Tuque (1963 à 1978), Amos ou école St-Marc-de-Figuery (1955 à 1973), Sept-Îles (1952 à 1971), Pointe-Bleue (1960 à 1991), catholique de Fort Georges (1937 à 1981) et anglican de fort Georges (1933 à 1975).

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