Actualités

Temps de lecture : 1 min 45 s

CannaPrime passe de 7 M$ à 11,5 M$

Jean Tremblay
Le 29 octobre 2022 — Modifié à 06 h 41 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

Le projet d’usine de cannabis CannaPrime prend de l’ampleur. Le coût de construction et d’aménagement passe de 7 M$ à 11,5 M$ afin de pouvoir faire pousser, de transformer et d’emballer le cannabis.

Cette usine construite dans le parc industriel de Saint-Prime aura la particularité, contrairement à d’autres, de faire pousser ses plants non pas dans une serre, mais plutôt dans des aires fermées et autonomes.

« Nous allons opérer simultanément 29 salles de production fermées, hermétiques et climatisées. De plus, chaque salle sera équipée d’un contrôle 100% électronique de gestion d’une séquence de climat individuel », mentionne Gino Fortin, l’un des actionnaires.

Un procédé qui permet d’éviter les contaminations, mais également de produire jusqu’à 29 variétés différentes de cannabis récréatif.

« À ma connaissance, je ne connais pas d’autres exemples similaires au Canada », affirme l’homme d’affaires.

Licence à venir

La licence de grand producteur, qui devrait être émise dans les prochains jours permettra à l’usine primoise, contrairement à une licence de microproducteur, d’obtenir un permis de production en quantité illimitée. Pour l’instant, le promoteur ne s’avance pas sur les quantités qui seront produites.

De plus, une licence de transformateur et d’emballeur a été également demandée.

Si tout se passe comme prévu, les propriétaires de CannaPrime pensent débuter la production de cannabis vers le 15 janvier prochain dans l’usine d’une longueur de 500 pieds par 88 pieds de largeur.

S’armer de patience

Toutefois, les propriétaires Stéphane, Pierre-Luc et Gino Fortin du Groupe Fortin, comme tous les entrepreneurs qui se lancent dans ce marché, doivent s’armer de patience pour franchir toutes les étapes requises.

« Télétravail et COVID obligent, les délais avec Santé Canada sont très longs. Selon la lecture qu’on en fait, c’est la raison qui retarde l’émission de licences pour la production de cannabis. Ils ont énormément de retard dans le traitement des demandes souvent très contraignantes comme l’obtention de ce qu’ils appellent des « habilitations de sécurité », explique Gino Fortin.

« Oui! La SQDC est un endroit pour vendre notre production. Toutefois, il y a d’autres avenues intéressantes dans ce marché.

Deux sites de production de cannabis

Le Groupe Fortin possède également un autre site de production de cannabis au Québec.

« Nous avons acquis à Notre-Dame-de-Montauban en Mauricie une plantation extérieure avec un petit bâtiment accessoire pour le séchage. Dans ce cas, nous avons demandé la licence le 15 février 2021 et nous l’avons obtenu le 22 août dernier. »

L’usine CannaPrime, lorsqu’en production, emploiera 20 personnes si les propriétaires automatisent la production. Dans le cas d’une récolte manuelle, de 35 à 50 personnes y trouveront un emploi.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

La région se classe deuxième au chapitre des références pour don

Transplant Québec a présenté aujourd’hui son bilan de la dernière année. En 2025, 196 donneurs ont permis la transplantation de 617 organes, des résultats qui s’inscrivent dans une tendance de progression remarquable, indique l’organisation mandatée par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Cette évolution s’explique en grande partie ...

Publié hier à 17h00

Québec prolonge son programme de rénovation des HLM jusqu’en 2029

Québec a annoncé la reconduction du Programme de rénovation des habitations à loyer modique (PRHLM) jusqu’au 31 mars 2029, afin de poursuivre la remise à niveau du parc de logements sociaux. Mis en place en mai 2023, ce programme a pour objectif d’assurer la pérennité du parc d’habitations à loyer modique (HLM) représentant environ 74 000 ...

Publié hier à 13h00

Le Bloc craint pour la survie de l’information régionale en français

Les élus bloquistes de la région, Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard, dénoncent l’admissibilité récente de stations anglophones du groupe Corus au Fonds pour les nouvelles locales indépendantes (FNLI), une décision qui, selon eux, ampute de façon significative les sommes destinées aux médias francophones. Dans une sortie conjointe, les ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES