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Pêche miraculeuse pour le doré mais par pour la ouananiche

Denis Hudon
Le 02 mai 2023 — Modifié à 18 h 39 min le 02 mai 2023
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Pêche miraculeuse pour le doré mais par pour la ouananiche

Si la pêche au doré a été fructueuse en 2022, on ne peut en dire autant pour la ouananiche. Il s’est récolté 3 300 ouananiches contre 5 326 en 2021, la plus faible récolte des 14 dernières années. Pendant ce temps, il s’est capturé 116 000 dorés, l’un des meilleurs résultats des 25 dernières années.

Ce sont quelques-unes des données présentées par le président de la Corporation LACtivité Pêche Lac-Saint-Jean (CLAP), Marc-André Gagnon, à la centaine de pêcheurs présents à l’assemblée générale annuelle.

Pourtant, la ressource était aussi abondante que les années précédentes. On explique que des conditions météo et de pêches défavorables ont affecté l’effort, le déroulement et le rendement de la pêche.

Avec une très forte crue printanière qui s’est prolongée, des eaux brouillées et sales durant cette période, une température froide en mai et juin, un temps pluvieux en juillet et de forts vents en août et septembre, les pêcheurs d’ouananiche ne l’ont pas eu facile.

Dans les faits, les pêcheurs sportifs ont capturé quelque 4 600 ouananiches au lac Saint-Jean, mais 28 % des captures (environ 1 300) ont été remises volontairement à l’eau.

C’est tout le contraire pour le doré jaune avec 116 000 captures en 2022, parmi les plus productives en 25 ans. Environ 45 % des dorés capturés ont été remis à l’eau volontairement pour 64 000 dorés récoltés.

Quant à la prochaine saison de pêche sportive dans l’Aire faunique communautaire (AFC) du Lac-Saint-Jean, la règlementation 2023-2024 est exactement la même que l’an dernier. L’ouverture de la pêche à l’ouananiche sera du 15 mai au 15 septembre et celle de la pêche au doré jaune du 1er juin au 30 septembre.

Toujours selon les informations contenues dans le rapport annuel de la CLAP, plus de 7 400 pêcheurs ont fait l’objet d’une vérification. Quelque 103 constats d’infraction ont été émis, dont 63 au lac Saint-Jean et 40 dans ses tributaires. Ces constats avaient trait principalement à la pêche sans autorisation (46 %), la pêche sans permis provincial (15 %), la pêche avec plus d’une ligne à la fois (10%) et la possession illégale de poisson (9%).

Lavage d’embarcations et frayères pour éperlan

Une première station de lavage de bateaux est en fonction à Lac Bouchette. Il s’agit d’une mesure qui vise à protéger les plans d’eau contre l’introduction d’espèces aquatiques envahissantes (EAE).

La CLAP lançait l’an dernier une campagne de financement de 1,1 M$ pour y implanter une vingtaine de stations. D’ailleurs, Marc Archer, directeur général de la CLAP, indique que 700 000 $ ont été récoltés jusqu’à maintenant.

L’objectif de ces stations de lavage est d’empêcher la moule zébrée, mais aussi d’autres espèces envahissantes comme le cladocère épineux et le myriophylle à épis, d’atteindre les eaux du lac Saint-Jean par la contamination provenant d’embarcations.

Ces stations doivent être implantées graduellement au cours des trois prochaines années :

sept stations devront être fonctionnelles d’ici le 31 décembre prochain, sept autres en 2024 et enfin six en 2025.

« Le plus grand défi, ce sera la sensibilisation et l’information auprès des usagers de nos cours d’eau ».

Enfin, 22 nouvelles frayères pour l’éperlan arc-en-ciel ont été aménagées dans le lac Saint-Jean au cours de l’hiver. La CLAP espère ainsi que ces aménagements aideront à rehausser les populations de ouananiches et de dorés jaunes qui se nourrissent principalement d’éperlans. Il s’agit d’un investissement de 500 000$.

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